Ouganda : Le douloureux retour des étudiants exilés d’Iran.

Ouganda : Le douloureux retour des étudiants exilés d’Iran.

Ouganda : Le douloureux retour des étudiants exilés d’Iran.

Un documentaire de Agence Presse Audio


L’émotion était à son comble le jeudi 05 Mars 2026 sur le tarmac de l’aéroport international d’Entebbe en Ouganda. Un groupe de 43 étudiants ougandais, fuyant le conflit qui embrase l’Iran, a regagné le sol national après un périple éprouvant.

1:56 Ecouter

Un documentaire de

Agence Presse Audio


Mise en ligne

06 Mars 2026


Réalisation

Agence Presse Audio


Mise en onde & mix

Agence Presse Audio


Illustration

Agence Presse Audio


Production

Agence Presse Audio

L’émotion était à son comble le jeudi 05 Mars 2026 sur le tarmac de l’aéroport international d’Entebbe en Ouganda. Un groupe de 43 étudiants ougandais, fuyant le conflit qui embrase l’Iran, a regagné le sol national après un périple éprouvant. Entre soulagement et traumatisme, ces jeunes expatriés témoignent de l’enfer des bombardements menés par les forces américano-israéliennes.

Le fracas de la guerre

Pour Sharon Twiine, 29 ans, l’horreur est indescriptible. Étudiante en relations internationales à Téhéran, elle confie, la voix tremblante : « C’était effrayant, je ne souhaiterais cela à personne ». Oscar Nyegyema, un camarade de promotion, décrit des scènes d’apocalypse où les frappes aériennes faisaient vibrer le sol même de leur université, plongeant le campus dans une incertitude mortelle.

Une évacuation périlleuse

Leur salut est venu d’une opération coordonnée par l’ambassade d’Ouganda. Les rescapés ont dû traverser l’Iran en bus jusqu’à la frontière turque, avant de rallier Istanbul pour s’envoler vers l’Ouganda. Pourtant, l’appel du pays n’a pas convaincu tout le monde. Sur les 51 étudiants d’une même faculté, huit ont choisi de rester. « Certains craignent de perdre leurs années d’études ou de ne plus pouvoir financer un futur billet retour », explique Aloisius Ssegawa, lui aussi rapatrié.

Un élan continental

Balam Barugahara, ministre de la Jeunesse, a réaffirmé la volonté du gouvernement de secourir les autres ressortissants encore bloqués. L’Ouganda n’est pas seul dans cette course contre la montre : le Ghana, le Kenya et le Nigeria multiplient également les ponts aériens pour extraire leurs citoyens d’un conflit dont l’issue reste imprévisible. Pour Sharon Twiine, le retour marquera d’abord le début d’une nécessaire reconstruction psychologique avant d’envisager, un jour, de retourner aux livres.

Texte et récit : Silvère Bossiei