Ouganda : l’épouse de Bobi Wine hospitalisée après un raid punitif.
Ouganda : l’épouse de Bobi Wine hospitalisée après un raid punitif.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le domicile de la figure de proue de l’opposition ougandaise, Bobi Wine, a été le théâtre d’une violente incursion nocturne dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 janvier 2026.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
26 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le domicile de la figure de proue de l’opposition ougandaise, Bobi Wine, a été le théâtre d’une violente incursion nocturne dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 janvier 2026. Depuis son lit d’hôpital, son épouse Barbra Itungo Kyagulanyi témoigne de l’horreur d’un assaut mené par des hommes armés à Kampala. Selon la victime, l’allumage du téléphone de son mari aurait déclenché l’opération, les assaillants espérant y débusquer l’opposant, actuellement en fuite.
Le récit de Mme Kyagulanyi est glaçant : saisie par les cheveux et projetée violemment contre des piliers, elle a subi des sévices physiques et une pression psychologique intense. « Ils sont venus pour me terroriser afin que mon mari se manifeste », confie-t-elle. Refusant de livrer les accès numériques de son époux, elle a assisté, impuissante, au pillage intégral de leur résidence.
Une dérive autoritaire post-électorale
Cet incident s’inscrit dans un climat de répression féroce suite à la présidentielle du 15 janvier. Alors que Yoweri Museveni, 81 ans, entame un septième mandat contesté (71,65 %), Bobi Wine dénonce un « vol manifeste ». Le pouvoir semble avoir choisi l’escalade : coupures internet, arrestations massives et menaces d’exécution proférées par le chef de l’armée, Muhoozi Kainerugaba, à l’encontre de l’ancien chanteur.
La communauté internationale de l’Union européenne à l’ONU tire la sonnette d’alarme. L’avocat de Wine, Robert Amsterdam, interpelle les instances mondiales pour garantir la sécurité d’un homme dont le seul crime est, selon lui, « l’exercice pacifique de ses droits fondamentaux ». En Ouganda, la traque des opposants ne semble désormais plus s’arrêter aux portes de l’intimidation politique, mais s’attaquer au cercle familial le plus intime.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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