Bénin : Le camp Talon réalise le grand chelem législatif.
Bénin : Le camp Talon réalise le grand chelem législatif.
Un documentaire de Agence Presse Audio
L’hégémonie de la mouvance présidentielle sort renforcée des urnes. Au terme d’un scrutin aux enjeux décisifs, les deux piliers du pouvoir se partagent l’intégralité des sièges à l’Assemblée nationale, laissant une opposition sans voix et sans recours.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
20 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
L’hégémonie de la mouvance présidentielle sort renforcée des urnes. Au terme d’un scrutin aux enjeux décisifs, les deux piliers du pouvoir se partagent l’intégralité des sièges à l’Assemblée nationale, laissant une opposition sans voix et sans recours. Le verdict de la Commission électorale nationale autonome (CENA) est sans appel : le Bénin s’apprête à retrouver un Parlement monocolore. Les législatives du 11 janvier 2026 ont scellé la domination absolue de l’Union progressiste le renouveau (UP-R) et du Bloc républicain (BR), les deux formations de la majorité. Avec respectivement 41,15 % et 36,64 % des suffrages, elles sont les seules à avoir franchi le seuil électoral requis dans l'ensemble des 24 circonscriptions.
Un partage de sièges sans partage
La répartition mathématique ne laisse aucune place à l’ambiguïté : sur les 109 sièges en jeu, l'UP-R en rafle 60, tandis que le BR s'en adjuge 49. Pour l'opposition, le réveil est brutal. Malgré un score de 16,14 %, Les Démocrates échouent à obtenir la moindre représentation, victimes d'un code électoral qu'ils jugent « exclusif et dangereux ». La FCBE (4,86 %) et MOELE-BENIN (1,21 %) complètent ce tableau d'une exclusion systémique. « Cette absence de contre-pouvoir entrave le contrôle nécessaire de l'action gouvernementale », s'alarment les responsables de l'opposition.
Une démocratie à deux vitesses ?
Si le porte-parole de l'UP-R salue « l'expression claire d'un choix populaire », le taux de participation, stabilisé à 36,7 %, témoigne d'une certaine lassitude citoyenne. Cette configuration, identique à celle de 2019, plonge le pays dans une impasse politique pour les échéances futures. Privés de députés, Les Démocrates se voient mécaniquement disqualifiés pour les prochaines élections communales. Plus grave encore, cette débâcle législative leur ferme les portes de la présidentielle du 12 avril, faute de parrainages parlementaires. En attendant la validation de la Cour constitutionnelle, le Bénin s'installe dans une gouvernance sans opposition institutionnelle.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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