Transports / Aviation : Suspension des vols directs d’Air France vers Bangui.
Transports / Aviation : Suspension des vols directs d’Air France vers Bangui.
Un documentaire de Agence Presse Audio
La liaison aérienne directe entre Paris et Bangui vit ses derniers jours. À partir de fin janvier 2026, Air France mettra fin à ce vol sans escale, supprimant le dernier lien direct entre la capitale centrafricaine et l’Europe.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
20 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
La liaison aérienne directe entre Paris et Bangui vit ses derniers jours. À partir de fin janvier 2026, Air France mettra fin à ce vol sans escale, supprimant le dernier lien direct entre la capitale centrafricaine et l’Europe. La compagnie invoque une équation économique devenue intenable dans un contexte opérationnel et géopolitique dégradé. La décision est principalement liée à l’interdiction de survol de l’espace aérien nigérien pour les avions d’Air France. Les itinéraires, désormais plus longs, entraînent une hausse significative des temps de vol, de la consommation de carburant et des coûts d’exploitation, fragilisant davantage une ligne déjà peu rentable.
Les signaux étaient perceptibles depuis plusieurs semaines, les réservations n’étant plus ouvertes au-delà de janvier. Le dernier vol direct Paris-Bangui sera opéré le samedi 31 janvier. Dès février, la destination disparaîtra du réseau long-courrier direct de la compagnie, la ligne n’ayant pas résisté à l’accumulation des contraintes économiques et sécuritaires.
Bangui restera toutefois accessible via des liaisons indirectes, notamment par Yaoundé, grâce à un partenariat avec Afrijet FlyGabon. Ces correspondances, plus longues et plus coûteuses, compliqueront les déplacements. Pour la République centrafricaine, la suppression de l’unique vol direct vers l’Europe constitue un coup dur. Cette liaison était essentielle aux échanges diplomatiques, humanitaires et économiques, ainsi qu’aux déplacements de la diaspora. Sa disparition risque d’accentuer l’isolement aérien du pays et de détourner les flux vers d’autres hubs régionaux.
Texte : La plume de la Bagoué
Récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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