SANTÉ / 1 997 cliniques illégales fermées, 1 547 régularisées dans le cadre de l'opération zéro clinique illégale en Côte d'Ivoire.

SANTÉ / 1 997 cliniques illégales fermées, 1 547 régularisées dans le cadre de l'opération zéro clinique illégale en Côte d'Ivoire.

SANTÉ / 1 997 cliniques illégales fermées, 1 547 régularisées dans le cadre de l'opération zéro clinique illégale en Côte d'Ivoire.

Un documentaire de Agence Presse Audio


L’opération « Zéro clinique illégale » a franchi une étape décisive en Côte d’Ivoire. Près de 2 000 établissements sanitaires privés exerçant illégalement ont été fermés et plus de 1 500 structures ont été régularisées sur l’ensemble du territoire national.

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30 Décembre 2025


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L’opération « Zéro clinique illégale » a franchi une étape décisive en Côte d’Ivoire. Près de 2 000 établissements sanitaires privés exerçant illégalement ont été fermés et plus de 1 500 structures ont été régularisées sur l’ensemble du territoire national. L’annonce a été faite le mardi 23 décembre 2025 à Abidjan par Dr Marie-Josèphe Bitty, directrice des Établissements privés et des Professions sanitaires au ministère de la Santé, lors d’une conférence de presse consacrée au bilan de cette vaste campagne d’assainissement du secteur de la santé privée.

Lancée pour lutter contre la prolifération des cliniques clandestines, l’opération a permis de mettre fin à une situation jugée préoccupante. « Nous avions comme référence les 80 % d’établissements illégaux recensés au départ. Aujourd’hui, nous sommes à zéro clinique illégale », a affirmé Dr Bitty, soulignant l’ampleur du travail accompli. Ces résultats ont été obtenus grâce à une double approche : la fermeture définitive des structures ne remplissant pas les conditions requises et la mise en conformité de nombreux établissements désormais autorisés à exercer légalement. Toutefois, les autorités sanitaires entendent éviter toute résurgence du phénomène.

Si les cliniques illégales ont été éradiquées, un nouveau chantier s’ouvre désormais : la régulation des salles d’esthétique et de massage. Souvent perçues comme de simples espaces de bien-être, ces structures relèvent en réalité de la catégorie des établissements sanitaires privés et sont donc soumises à une réglementation stricte. Dr Marie-Josèphe Bitty a dénoncé des pratiques jugées dangereuses observées dans certains centres, notamment le blanchiment dentaire réservé aux chirurgiens-dentistes, les aspirations de graisse, les injections esthétiques de type BBL ou encore des massages inappropriés.

« Ces pratiques font courir des risques graves à la population, et nous en constatons les conséquences dans nos hôpitaux », a-t-elle alerté. Par ailleurs, pour renforcer la qualité des soins et la confiance des usagers, le ministère de la Santé prévoit le lancement prochain d’un système de labellisation qualité. Ce mécanisme permettra de classer les établissements privés en fonction de leur niveau d’intervention et de performance. Avec l’opération « Zéro clinique illégale », les autorités ivoiriennes affichent ainsi leur volonté de protéger la population, d’assainir durablement le secteur sanitaire privé et de promouvoir des soins de qualité sur tout le territoire national.

 Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN