SANTÉ / Drame à Latokaha : l’akée immature pointé du doigt, les autorités de Niakara montent au créneau.
SANTÉ / Drame à Latokaha : l’akée immature pointé du doigt, les autorités de Niakara montent au créneau.
Un documentaire de Agence Presse Audio
À Niakara, dans la région du Hambol, l’heure est à la vigilance. Après le décès tragique de deux enfants dans le village de Latokaha, au centre - nord de la Côte d'Ivoire, les autorités sanitaires ont lancé, le mardi 21 juillet 2026, une vaste campagne de sensibilisation contre la consommation de l’akée immature, un fruit pourtant très prisé dans les habitudes alimentaires locales.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
24 Juillet 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
À Niakara, dans la région du Hambol, l’heure est à la vigilance. Après le décès tragique de deux enfants dans le village de Latokaha, au centre - nord de la Côte d'Ivoire, les autorités sanitaires ont lancé, le mardi 21 juillet 2026, une vaste campagne de sensibilisation contre la consommation de l’akée immature, un fruit pourtant très prisé dans les habitudes alimentaires locales.
Réunis à la préfecture de Niakara dans le cadre de la deuxième phase de la campagne de Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS 2), prévue du 24 au 28 juillet, préfet, leaders communautaires, chefs traditionnels et acteurs sanitaires ont sonné l’alerte. Au cœur des échanges : un danger souvent méconnu, mais potentiellement mortel.
Le point focal paludisme du district, Dr Sylvain Koffi, a été sans équivoque : « L’akée ne doit être consommé qu’après son ouverture naturelle sur l’arbre ». En cause, l’hypoglycine, une toxine contenue dans le fruit immature, capable de provoquer une chute brutale du taux de sucre dans le sang, accompagnée de vomissements, de convulsions et, dans les cas extrêmes, la mort, surtout chez les enfants.
Le drame survenu le 10 juillet à Latokaha en est une illustration poignante. Les investigations menées par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, avec l’appui de partenaires techniques, ont formellement établi que les deux enfants décédés avaient consommé de l’akée immature. Une conclusion qui a également permis d’écarter toute responsabilité du traitement préventif antipaludique (SPAQ), administré lors de la première phase de la CPS.
Face à la propagation de rumeurs, les autorités appellent à la responsabilité collective. « Ne récoltez pas l’akée avant son ouverture naturelle », insistent-elles, tout en invitant les leaders communautaires à relayer massivement ces messages de prévention.
Fruit emblématique issu de la famille des Sapindacées, l’akée, ou « faisan », séduit par son goût proche de l’arachide et sa richesse en huile. Mais derrière cette saveur familière, peut se cacher un danger insidieux. À Niakara, le message est désormais clair : entre tradition et santé, la prudence doit primer. Car parfois, ce qui nourrit peut aussi nuire lorsque la nature n’a pas encore donné son feu vert.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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