SANTÉ / Pollution : quand l’air que nous respirons s’invite jusque dans l’ADN des spermatozoïdes.

SANTÉ / Pollution : quand l’air que nous respirons s’invite jusque dans l’ADN des spermatozoïdes.

SANTÉ / Pollution : quand l’air que nous respirons s’invite jusque dans l’ADN des spermatozoïdes.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Un danger invisible, mais potentiellement lourd de conséquences. Selon une vaste étude dévoilée le mardi 7 juillet 2026 à Londres en Angleterre, la pollution de l’air pourrait altérer l’ADN des spermatozoïdes et ainsi fragiliser la fertilité masculine.

1:50 Ecouter

Un documentaire de

Agence Presse Audio


Mise en ligne

09 Juillet 2026


Réalisation

Agence Presse Audio


Mise en onde & mix

Agence Presse Audio


Illustration

Agence Presse Radio


Production

Agence Presse Audio

Un danger invisible, mais potentiellement lourd de conséquences. Selon une vaste étude dévoilée le mardi 7 juillet 2026 à Londres en Angleterre, la pollution de l’air pourrait altérer l’ADN des spermatozoïdes et ainsi fragiliser la fertilité masculine. Menés par la docteure Carrie Nobles, épidémiologiste à l’Université du Massachusetts à Amherst aux États-Unis, ces travaux ont été présentés lors de la réunion annuelle de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie.

Leur conclusion interpelle : l’exposition à certains polluants atmosphériques, notamment l’ozone et le dioxyde d’azote, serait associée à des modifications dites épigénétiques de l’ADN des spermatozoïdes. Autrement dit, le code génétique ne change pas, mais la manière dont certains gènes s’activent ou se désactivent pourrait être perturbée.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont suivi plus de 2.000 hommes à Salt Lake City, dans l’Utah, entre 2013 et 2017. Après plusieurs prélèvements et analyses, 39 modifications de méthylation de l’ADN ont été identifiées chez 1.220 participants. Parmi les gènes concernés, figure notamment GNAS, déjà associé à une qualité spermatique réduite et à des anomalies du développement fœtal.

Des résultats prometteurs, mais à manier avec prudence. Car pour l’heure, aucun lien direct et formel avec une baisse de la fertilité n’a été établi. « Des travaux futurs seront nécessaires », prévient Carrie Nobles. Un avis partagé par Allan Pacey, professeur d’andrologie à l’université de Manchester, qui souligne l’absence de preuve d’un impact clinique réel à ce stade. Reste une certitude : l’air que nous respirons ne s’arrête pas à nos poumons. Et si la pollution écrivait déjà, en silence, une partie de notre avenir biologique ?

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN