SANTÉ / Sénégal : retrait immédiat des couches et serviettes hygiéniques Softcare après découverte de matières premières périmées

SANTÉ / Sénégal : retrait immédiat des couches et serviettes hygiéniques Softcare après découverte de matières premières périmées

SANTÉ / Sénégal : retrait immédiat des couches et serviettes hygiéniques Softcare après découverte de matières premières périmées

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Le 8 décembre 2025, l’Agence sénégalaise de la réglementation pharmaceutique (ARP) a annoncé, par voie de note officielle adressée aux professionnels de santé et aux associations de consommateurs, le retrait immédiat du marché, des couches pour bébés et des serviettes hygiéniques de la marque Softcare.

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15 Décembre 2025


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Le 8 décembre 2025, l’Agence sénégalaise de la réglementation pharmaceutique (ARP) a annoncé, par voie de note officielle adressée aux professionnels de santé et aux associations de consommateurs, le retrait immédiat du marché, des couches pour bébés et des serviettes hygiéniques de la marque Softcare.

Cette décision intervient après l’inspection d’une usine de production située à Sindia (région de Thiès), où des contrôleurs ont constaté l’utilisation de matières premières périmées dans le processus de fabrication de produits destinés aux nourrissons, aux enfants et aux femmes : coton fin, polymères super-absorbants et autres composants essentiels. L’ARP a suspendu la commercialisation de ces produits jusqu’à ce que l’ensemble du processus de fabrication soit remis en conformité totale avec les normes sanitaires en vigueur. 

Dans sa communication du 8 décembre, l’ARP a souligné que la protection de la santé publique prime et que tous les produits d’hygiène, en particulier ceux destinés à des populations vulnérables, doivent respecter des standards stricts avant et après la mise sur le marché. La direction de Softcare a quant à elle contesté la décision de l’ARP, estimant que la mesure de retrait était « générale, absolue et disproportionnée », notamment au regard du fait qu’une seule matière première (le FILM PE) serait invoquée comme périmée et, selon l’entreprise, n’aurait pas été effectivement utilisée dans la production. Softcare a saisi, par voie de recours, les juridictions compétentes pour demander l’annulation de la suspension, arguant du respect des normes nationales et internationales dans ses procédés de fabrication. 

 L’Association sénégalaise des consommateurs (Ascosen) a pour sa part salué la décision de l’ARP, tout en appelant à un renforcement des moyens humains et logistiques des corps de contrôle pour accroître la fréquence et l’efficacité des inspections.  Selon des spécialistes du droit sanitaire sénégalais, la mise sur le marché ou même la détention de produits périmés destinés à la vente, constitue une infraction pénale grave, punie par le Code d’hygiène, qui prévoit des peines allant de deux à trois ans d’emprisonnement, des amendes substantielles et la saisie des produits incriminés.

L’affaire relance de manière significative le débat sur la surveillance sanitaire des produits d’hygiène commercialisés et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle, de transparence et de responsabilité des acteurs industriels pour prévenir de tels risques à l’avenir.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN