SOCIÉTÉ / Quand la solidarité parle plus fort que la sentence : les Ivoiriens unis pour lever l’amende de Jean-François Kouassi.
SOCIÉTÉ / Quand la solidarité parle plus fort que la sentence : les Ivoiriens unis pour lever l’amende de Jean-François Kouassi.
Un documentaire de Agence Presse Audio
En quelques clics, une vague de générosité a déferlé sur les réseaux sociaux, transformant une condamnation judiciaire en un puissant moment de cohésion citoyenne.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
29 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
En quelques clics, une vague de générosité a déferlé sur les réseaux sociaux, transformant une condamnation judiciaire en un puissant moment de cohésion citoyenne. Au lendemain du procès de Jean-François Kouassi, président du Mouvement des Jeunes de Côte d’Ivoire, condamné à 15 jours d’emprisonnement ferme, six mois avec sursis et une amende de 500 000 F CFA, la réponse populaire n’a pas tardé. Loin du silence ou de l’indifférence, c’est un élan de solidarité spectaculaire qui s’est levé, porté par la jeunesse et amplifié par les réseaux sociaux.
Tout est parti d’une publication faite mardi 27 janvier 2026 sur Facebook par l’influenceur ivoirien Kevin Mian. Alors que Jean-François Kouassi était déjà en route pour son domicile après sa libération, l’influenceur a lancé un appel à contribution pour l’aider à s’acquitter de son amende. « Jean-François est en route pour son domicile, gloire à Dieu. Ensemble, contribuons à faire lever son amende de 500 000 F CFA. Il a fait sa part », a écrit Kevin Mian, en joignant les numéros de dépôt.
Le message, sobre mais chargé d’émotion, a immédiatement trouvé un écho favorable. En commentaires, les témoignages d’adhésion se sont multipliés, traduisant une mobilisation spontanée et transversale. « J’aime ça. Félicitations à la jeunesse », a réagi un internaute.« Je viens à l’instant d’envoyer ma contribution via Wave. Faisons-le tous ensemble pour une cause noble », a écrit un autre. Mais très vite, la solidarité a dépassé le cadre strict de l’amende. Certains internautes ont proposé d’aller plus loin, dans un esprit de fraternité élargie. « On peut dépasser les 500 000 F. Le reste servira à aider sa maman à lancer une petite activité », a suggéré un contributeur.« Faisons un million, et l’autre moitié pour sa maman », a renchéri un autre, visiblement ému.
Résultat : en moins d’une heure, la somme de 500 000 F CFA était déjà réunie, selon Kevin Mian. Et la cagnotte continuait de grossir, preuve que l’initiative avait touché une corde sensible au sein de l’opinion. Finalement remis en liberté après son procès, Jean-François Kouassi a retrouvé les siens dans une ambiance empreinte de chaleur humaine. Sourires francs, accolades sincères, poignées de main appuyées : autant de gestes simples mais puissants, traduisant la joie de la liberté retrouvée et le soulagement d’un combat partagé. Une libération d’autant plus marquante que peu s’attendaient à une issue aussi rapide.
Au-delà des chiffres et des contributions, cette mobilisation raconte autre chose. Elle rappelle que, face à l’épreuve, la société ivoirienne sait encore se rassembler, transcender les divergences et faire bloc autour des valeurs d’union, de fraternité et de cohésion sociale. Des valeurs que Jean-François Kouassi n’a cessé de défendre dans ses prises de parole publiques et qui, cette fois, lui ont été rendues avec force. Dans cette histoire, l’amende a été payée. Mais surtout, un message a été envoyé : quand la solidarité s’exprime, elle devient une réponse collective, plus forte que n’importe quelle sanction.
Texte et récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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