Société / Objectif 1% du PIB : des chercheurs africains lancent un cri de ralliement depuis Abidjan pour bâtir « l’Afrique de demain ».

Société / Objectif 1% du PIB : des chercheurs africains lancent un cri de ralliement depuis Abidjan pour bâtir « l’Afrique de demain ».

Société / Objectif 1% du PIB : des chercheurs africains lancent un cri de ralliement depuis Abidjan pour bâtir « l’Afrique de demain ».

Un documentaire de Agence Presse Audio


Réunis à l’Université Félix Houphouët-Boigny le vendredi 31 juillet 2026 à l’occasion de la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique célébrée chaque 30 juin, des chercheurs et experts ont réclamé des financements publics massifs pour le développement du continent.

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03 Août 2026


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Réunis à l’Université Félix Houphouët-Boigny le vendredi 31 juillet 2026 à l’occasion de la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique célébrée chaque 30 juin, des chercheurs et experts ont réclamé des financements publics massifs pour le développement du continent.

Organisé par le réseau des jeunes chercheurs, cet événement a mis en lumière l’importance stratégique de soutenir financièrement les laboratoires universitaires. Face à cet écart criant entre les textes officiels et les budgets effectifs, la réponse réside désormais dans un concept en pleine expansion : la diplomatie scientifique. Pour le Dr Atsé Kambo Martial, Coordonnateur du RAJeC-CI, la jeunesse chercheuse ne doit plus se cantonner aux laboratoires, mais devenir une véritable force de proposition et de pression auprès des pouvoirs publics.

Pour lui, ce plaidoyer vise à faire intégrer pleinement la recherche dans les politiques gouvernementales et à exiger l’alignement strict des financements sur les recommandations régionales. À cette occasion, le Professeur Crépin Péné-Bi, Directeur de recherche et membre de l’ASCAD, conférencier du jour a dénoncé le sous-investissement chronique qui freine la recherche africaine face aux puissances mondiales. Dans les rangs de la relève académique, la volonté de transformer la société est intacte, mais le manque de valorisation demeure un obstacle majeur au quotidien.

Pour Ange Christelle Assemian, doctorante à l’Université Félix Houphouët-Boigny, l’urgence est tout à la fois financière, institutionnelle et culturelle. Transformer ces travaux de recherche en richesses économiques tangibles exige un réflexe crucial encore trop souvent négligé : la propriété intellectuelle. Invité à faire de la pédagogie auprès des jeunes scientifiques, Ibrahima Ouattara, de l’Office Ivoirien de la Propriété Intellectuelle (OIPI), insiste sur la protection industrielle systématique des innovations.

En réunissant l’ensemble des acteurs de l’écosystème de l’académie aux offices de brevets jusqu’aux décideurs, la JRSA prouve que l’Afrique dispose de la matière grise et de la vision stratégique requises pour que la science devienne le véritable carburant du développement du continent Africain.

Texte et récit : Silvère Bossiei