Société / Orpaillage illégal : les préfets appelés à passer à une riposte plus coordonnée.
Société / Orpaillage illégal : les préfets appelés à passer à une riposte plus coordonnée.
Un documentaire de Agence Presse Audio
La lutte contre l’orpaillage illégal veut franchir un nouveau cap en Côte d’Ivoire. Réunis à Yamoussoukro, les préfets de région ont pris l’engagement de renforcer les actions sur le terrain avec pour objectif de parvenir à l’éradication du phénomène dans leurs ressorts administratifs au cours des six prochains mois.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
07 Septembre 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
La lutte contre l’orpaillage illégal veut franchir un nouveau cap en Côte d’Ivoire. Réunis à Yamoussoukro, les préfets de région ont pris l’engagement de renforcer les actions sur le terrain avec pour objectif de parvenir à l’éradication du phénomène dans leurs ressorts administratifs au cours des six prochains mois. Cette feuille de route découle de l’atelier national consacré à la lutte contre l’exploitation minière clandestine, organisé du 3 au 5 septembre 2026 sous la présidence de Fidèle Sarassoro, ministre, secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité (CNS). Les ministres de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, et des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques, ont également pris part aux travaux.
Au-delà du constat sur la persistance de l’orpaillage clandestin, les échanges ont surtout porté sur les moyens de rendre la réponse de l’État plus efficace au niveau local. Les représentants du corps préfectoral ont exposé les réalités auxquelles ils sont confrontés, tout en proposant des pistes pour accélérer les interventions et améliorer la circulation de l’information entre les services. Le dispositif devrait notamment s’appuyer davantage sur le renseignement, la surveillance et les mécanismes d’alerte. Le recours aux drones fait déjà partie des solutions expérimentées dans certaines zones. Dans l’Indénié-Djuablin, ces appareils effectuent régulièrement des survols afin de repérer d’éventuelles nouvelles implantations et de transmettre rapidement les signalements aux autorités compétentes.
La stratégie prévoit également de consolider les moyens opérationnels des équipes engagées dans la lutte et de veiller à l’application effective des sanctions. Les autorités entendent parallèlement s’attaquer aux conséquences environnementales de l’activité clandestine, avec des actions de réhabilitation des sites dégradés, notamment à travers les programmes de Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO). La dimension transfrontalière n’est pas non plus écartée. Les participants souhaitent renforcer les échanges avec les pays voisins afin de mener des actions communes, notamment contre la pollution qui affecte les cours d’eau partagés.
Pour Fidèle Sarassoro, l’efficacité de cette nouvelle approche dépendra autant des ressources disponibles que de la capacité des différents acteurs à agir de manière concertée et rapide. Il a appelé à davantage de fermeté face aux réseaux et individus qui, selon lui, portent atteinte aux terres, aux ressources en eau et aux espaces forestiers du pays.
Texte : La plume de la Bagoué



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