Société / Réseaux sociaux : quand l’hyperconnexion pèse sur le bien- être mental.
Société / Réseaux sociaux : quand l’hyperconnexion pèse sur le bien- être mental.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Ils occupent une place croissante dans la vie quotidienne, mais leur usage intensif soulève de plus en plus de questions sur le bien-être psychologique, particulièrement chez les adolescents et les jeunes adultes. Instagram, TikTok, Facebook, Snapchat ou encore YouTube permettent de communiquer, de s’informer et de créer du lien, mais une utilisation excessive ou problématique peut aussi être associée à différents risques pour la santé mentale.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
21 Août 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Ils occupent une place croissante dans la vie quotidienne, mais leur usage intensif soulève de plus en plus de questions sur le bien-être psychologique, particulièrement chez les adolescents et les jeunes adultes. Instagram, TikTok, Facebook, Snapchat ou encore YouTube permettent de communiquer, de s’informer et de créer du lien, mais une utilisation excessive ou problématique peut aussi être associée à différents risques pour la santé mentale.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’un jeune sur sept, âgé de 10 à 19 ans souffre d’un trouble mental dans le monde. L’organisation rappelle que l’adolescence constitue une période de grande vulnérabilité sur les plans émotionnel et social et que l’environnement numérique fait désormais partie des facteurs susceptibles d’influencer le bien-être des jeunes.
L’un des mécanismes les plus souvent évoqués est celui de la comparaison sociale. Sur les plateformes, les utilisateurs sont régulièrement confrontés à des images soigneusement sélectionnées de la vie, de l’apparence physique ou de la réussite des autres. Cette exposition permanente peut contribuer à alimenter un sentiment d’insatisfaction, particulièrement chez les jeunes déjà fragilisés.
Le sommeil constitue également un point de vigilance. L’utilisation prolongée des réseaux sociaux, notamment le soir, peut repousser l’heure du coucher et réduire le temps consacré au repos. Or, le sommeil joue un rôle essentiel dans l’équilibre émotionnel et les capacités cognitives.
À cela peuvent s’ajouter le cyberharcèlement, la pression liée aux commentaires et aux « likes », la peur de manquer une information ou encore la recherche permanente de validation en ligne. Ces expériences peuvent favoriser le stress, l’anxiété ou une dégradation de l’estime de soi chez certaines personnes.
Pour autant, les spécialistes mettent en garde contre une lecture trop simpliste. Selon l’OMS, les effets des technologies numériques sur la santé mentale sont loin d’être uniformes. Ils dépendent notamment du type d’utilisation, de la durée, du contexte et de la situation personnelle de chaque individu. Les réseaux sociaux peuvent aussi permettre de maintenir des relations, de trouver du soutien ou d’accéder à des informations utiles sur la santé mentale. La question n’est donc pas seulement de savoir combien de temps une personne passe en ligne, mais aussi ce qu’elle y fait et dans quelles conditions.
Pour les jeunes, l’OMS préconise notamment de renforcer l’éducation au numérique, la prévention et l’accès à des services de santé mentale adaptés. Face à la place grandissante des plateformes numériques, l’enjeu consiste ainsi moins à bannir les réseaux sociaux qu’à apprendre à les utiliser de manière plus équilibrée. Pour les familles, les établissements scolaires et les pouvoirs publics, la sensibilisation aux usages numériques et la protection des jeunes utilisateurs deviennent progressivement des questions de santé publique.
Texte : La plume de la Bagoué



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