Souveraineté maritime : Pretoria frappe du poing sur la table face à la pêche illégale.

Souveraineté maritime : Pretoria frappe du poing sur la table face à la pêche illégale.

Souveraineté maritime : Pretoria frappe du poing sur la table face à la pêche illégale.

Un documentaire de Agence Presse Audio


L’Afrique du Sud vient d’adresser un signal de fermeté sans équivoque aux flottes de pêche étrangères. Quatre navires battant pavillon chinois, appartenant à la société Shenzhen Shuiwan Pelagic Fisheries, ont été saisis par les autorités après une intrusion illicite dans la Zone économique exclusive (ZEE) du pays.

1:50 Ecouter

Un documentaire de

Agence Presse Audio


Mise en ligne

17 Mars 2026


Réalisation

Agence Presse Audio


Mise en onde & mix

Agence Presse Audio


Illustration

Agence Presse Audio


Production

Agence Presse Audio

L’Afrique du Sud vient d’adresser un signal de fermeté sans équivoque aux flottes de pêche étrangères. Quatre navires battant pavillon chinois, appartenant à la société Shenzhen Shuiwan Pelagic Fisheries, ont été saisis par les autorités après une intrusion illicite dans la Zone économique exclusive (ZEE) du pays. 

Cette interception, fruit d’une opération interinstitutionnelle d'envergure, a conduit au déroutement des bâtiments vers le port du Cap. L’affaire, détaillée le jeudi 12 mars 2026 par le ministre des Forêts, de la Pêche et de l'Environnement, Willie Aucamp, révèle un scénario d'esquive délibérée. 

Si les navires avaient initialement invoqué le « droit de passage inoffensif » le 23 février, promettant de quitter les eaux territoriales avant le 3 mars, leur comportement a rapidement alerté les garde-côtes. En plus de solliciter des autorisations de navigation sans les documents requis, l’équipage a, à plusieurs reprises, désactivé ses transpondeurs (système d’identification automatique), une manœuvre classique pour opérer dans l’ombre.

Repérés à moins de 12 milles marins des côtes du KwaZulu-Natal, puis traqués le long du littoral du Cap-Oriental, les navires ont finalement été neutralisés. « L'Afrique du Sud ne tolérera pas l'utilisation illégale de ses zones maritimes », a martelé M. Aucamp, rappelant l'impératif de protection des ressources halieutiques nationales.

L’épilogue de ce bras de fer maritime s’est joué sur le terrain financier : une amende de 400 000 rands (environ 24 000 dollars) a été infligée et réglée dans la foulée. Une fois la sanction acquittée, les quatre navires ont été autorisés à reprendre la mer, quittant définitivement les eaux sud-africaines sous haute surveillance.

Texte et récit : Silvère Bossiei