Niger-UE/ Bras de fer diplomatique : Niamey s’insurge contre « le diktat » de Bruxelles.
Niger-UE/ Bras de fer diplomatique : Niamey s’insurge contre « le diktat » de Bruxelles.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le ton monte d’un cran entre le Niger et l’Union européenne. Suite à une résolution du Parlement européen exigeant la libération immédiate du président déchu Mohamed Bazoum séquestré depuis le putsch de juillet 2023 les autorités de transition à Niamey ont vivement répliqué.
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17 Mars 2026
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Le ton monte d’un cran entre le Niger et l’Union européenne. Suite à une résolution du Parlement européen exigeant la libération immédiate du président déchu Mohamed Bazoum séquestré depuis le putsch de juillet 2023 les autorités de transition à Niamey ont vivement répliqué. Ce qui aurait pu n'être qu'une énième friction diplomatique a tourné à la confrontation frontale.
Nicoletta Avella, chargée d’affaires de l’UE au Niger, a été formellement convoquée par le pouvoir militaire pour se voir remettre une lettre de protestation virulente. Le grief est clair : Niamey fustige une « ingérence inadmissible » dans ses affaires régaliennes. Au-delà de la procédure juridique, c’est le symbole qui irrite les nouveaux maîtres du Niger. Le gouvernement dénonce une « attitude paternaliste et condescendante », héritage d'une époque qu'il juge révolue, affirmant avec force qu'il « n’acceptera aucune directive, d’où qu’elle vienne ».
Pourtant, cette résolution européenne, adoptée à une écrasante majorité de 524 voix, ne se contente pas de réclamer la liberté pour Bazoum. Elle pointe du doigt une répression croissante contre les acteurs politiques et la société civile. Mais alors que le Niger se tourne vers de nouveaux partenaires stratégiques et durcit sa posture souverainiste, la pression européenne semble glisser sur le granit de la détermination nigérienne.
Dans ce concert des nations où la morale semble souvent à géométrie variable, une question s'impose : pourquoi l’Union européenne, si prompte à condamner les putschs en Afrique, accepte-t-elle sans ciller, l’arrestation de Nicolas Maduro, chef d'État en exercice au Venezuela par une puissance tierce, créant ainsi une jurisprudence mondiale du coup de force ?
Texte et récit : Silvère Bossiei



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