Kenya : Fin de zone de turbulences à l’aéroport Jomo Kenyatta.

Kenya : Fin de zone de turbulences à l’aéroport Jomo Kenyatta.

Kenya : Fin de zone de turbulences à l’aéroport Jomo Kenyatta.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le ciel s’éclaircit enfin au-dessus d’Addis-Abeba. Après quarante-huit heures de paralysie, le Syndicat des travailleurs de l’aviation du Kenya (KAWU) a annoncé, le mardi 17 février 2026, la suspension de son mouvement de grève.

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18 Février 2026


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Le ciel s’éclaircit enfin au-dessus d’Addis-Abeba. Après quarante-huit heures de paralysie, le Syndicat des travailleurs de l’aviation du Kenya (KAWU) a annoncé, le mardi 17 février 2026, la suspension de son mouvement de grève. Cette décision fait suite à une médiation gouvernementale d’urgence, mettant un terme aux scènes de chaos qui saturaient l’aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA), véritable poumon du transport aérien en Afrique de l’Est.

Un hub au bord de la rupture

La mobilisation, débutée lundi, a engendré des retards en cascade et des annulations de vols massives. Au-delà de l’impact commercial, l’Association des pilotes de ligne du Kenya (KALPA) avait tiré la sonnette d’alarme, pointant un risque sécuritaire majeur : la désorganisation de la planification des équipages accroissait dangereusement le « facteur fatigue ».

Le spectre du dossier Adani

Si les détails de l’accord de sortie de crise restent confidentiels, cette grève s’inscrit dans un climat social électrique. En 2024, les employés s’étaient déjà levés contre un projet d’agrandissement controversé confié au géant indien Adani. Le syndicat craignait alors : Une vague de licenciements massifs au profit de personnels externes. Une perte de souveraineté sur les bénéfices futurs de l’infrastructure.

Finalement, Nairobi a annulé ce partenariat stratégique après l’inculpation pour corruption du président du groupe, Gautam Adani, aux États-Unis. Ce nouveau débrayage rappelle que, malgré l’abandon du projet indien, la méfiance des travailleurs envers la gestion de leur outil de travail demeure profonde.

Texte et récit : Silvere Bossiei