Téhéran brandit la menace d’un embrasement régional face à la pression américaine.

Téhéran brandit la menace d’un embrasement régional face à la pression américaine.

Téhéran brandit la menace d’un embrasement régional face à la pression américaine.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Alors que l’Iran entre dans sa troisième semaine d’un soulèvement national sans précédent, le régime durcit le ton. Face aux menaces d’intervention du président américain Donald Trump, qui s’est dit prêt à protéger les manifestants contre une répression de plus en plus sanglante, Téhéran a activé sa rhétorique de guerre.

1:53 Ecouter

Un documentaire de

Agence Presse Audio


Mise en ligne

12 Janvier 2026


Réalisation

Agence Presse Audio


Mise en onde & mix

Agence Presse Audio


Illustration

Agence Presse Audio


Production

Agence Presse Audio

Alors que l’Iran entre dans sa troisième semaine d’un soulèvement national sans précédent, le régime durcit le ton. Face aux menaces d’intervention du président américain Donald Trump, qui s’est dit prêt à protéger les manifestants contre une répression de plus en plus sanglante, Téhéran a activé sa rhétorique de guerre. Mohammad Baqer Qalibaf, président du Parlement iranien, a lancé un avertissement sans équivoque : en cas d'agression, l’armée américaine, ses bases maritimes dans la région, ainsi qu’Israël qualifié de « territoire occupé » deviendraient des « cibles légitimes ».

Le haut responsable a même évoqué la possibilité d’une frappe préventive. Toutefois, la crédibilité de ces menaces interroge, les défenses aériennes iraniennes ayant été lourdement éprouvées lors du conflit de 12 jours contre Israël en juin 2025. Sur le plan intérieur, la contestation ne faiblit pas.

Dans la nuit de samedi 10 à dimanche 11 janvier 2026, les rues de la capitale et des grandes villes ont de nouveau été investies par une population défiant les forces de sécurité. Ce mouvement, né fin décembre d'une colère contre la vie chère avant de se muer en fronde contre le clergé au pouvoir depuis 1979, paie un tribut très lourd. Les ONG dénombrent déjà au moins 116 morts et plus de 2 600 arrestations.

L'ampleur exacte du chaos reste difficile à mesurer, le pouvoir ayant instauré un black-out numérique quasi total. Accusant Washington et Tel-Aviv d'orchestrer les « émeutes », le régime s'en remet désormais à l'arbitrage final du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. À 86 ans, ce dernier détient seul la clé d'une escalade militaire qui pourrait transformer une crise intérieure en un conflit régional dévastateur.

Texte et récit : Silvere Bossiei