Média. Disparition de Saïd Ahid, une plume exigeante du journalisme et de la culture marocaine.
Média. Disparition de Saïd Ahid, une plume exigeante du journalisme et de la culture marocaine.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le monde médiatique et culturel marocain est en deuil. Le journaliste, poète et traducteur Saïd Ahid est décédé le samedi 10 janvier 2026 au soir, à l’âge de 70 ans.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
12 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le monde médiatique et culturel marocain est en deuil. Le journaliste, poète et traducteur Saïd Ahid est décédé le samedi 10 janvier 2026 au soir, à l’âge de 70 ans. Figure discrète mais respectée du journalisme culturel, Saïd Ahid a exercé durant de nombreuses années au sein du quotidien Libération et du journal Al Ittihad Al Ichtiraki, où il a également supervisé le supplément culturel. À travers ses articles et ses choix éditoriaux, il s’est imposé comme une voix rigoureuse et mesurée, attentive aux transformations de la société marocaine et engagée dans la défense de la culture, de la littérature et de la pensée critique.
Parallèlement à son activité journalistique, il a développé une œuvre littéraire personnelle, marquée par la mémoire, l’histoire et les réalités sociales du Maroc. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Qissat Hob Doukkaliya, Al-Fattan : Mahkiyat min Sirat Ar-Rouki Bouhmara et Dhakira Moutachadhia. Il a également écrit de la poésie en langue française.
Saïd Ahid s’est par ailleurs illustré par un important travail de traduction. Il a notamment traduit vers l’arabe, Le Goût des confitures de Bob Oré Abitbol, Le Maroc tel que je l’ai vu de Mathilde Zeis, Tbourida : l’art équestre marocain de Tayeb Houdhaïfa et Les tailleurs du Sultan d’Albert Sasson, contribuant ainsi à enrichir le paysage éditorial et à diversifier les regards sur l’histoire et la culture marocaines.
Né à El Jadida, il était diplômé de l’École nationale d’administration publique de Rabat en relations internationales. Ses collègues et proches saluent unanimement son intégrité, sa modestie et son professionnalisme. La disparition de Saïd Ahid constitue une perte notable pour le journalisme et la vie culturelle au Maroc. Son parcours et son œuvre laissent l’empreinte d’un homme de lettres attaché à la rigueur, à la transmission et au sens de la responsabilité.
Texte : La plume de la Bagoué



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