Actualité africaine / Tanzanie : Le bilan des violences électorales de 2025 s’élève à plus de 500 morts selon une enquête officielle.

Actualité africaine / Tanzanie : Le bilan des violences électorales de 2025 s’élève à plus de 500 morts selon une enquête officielle.

Les violences liées à la crise électorale survenue l’an dernier en Tanzanie ont fait au moins 518 morts selon les conclusions d’une commission d’enquête gouvernementale rendues publiques le jeudi 23 avril 2026. Un chiffre toutefois largement inférieur aux estimations avancées par l’opposition.


Les violences liées à la crise électorale survenue l’an dernier en Tanzanie ont fait au moins 518 morts selon les conclusions d’une commission d’enquête gouvernementale rendues publiques le jeudi 23 avril 2026. Un chiffre toutefois largement inférieur aux estimations avancées par l’opposition. Le scrutin du 29 octobre 2025, à l’issue duquel la présidente Samia Suluhu Hassan a été déclarée largement victorieuse avec près de 98 % des suffrages, s’était tenu dans un climat de fortes tensions.

Plusieurs figures majeures de l’opposition avaient été écartées de la course électorale. L’annonce des résultats avait déclenché plusieurs jours de manifestations à travers le pays, rapidement réprimées dans la violence par les forces de sécurité. Présidée par l’ancien président de la Cour suprême Mohamed Chande Othman, la commission précise que ce bilan pourrait encore évoluer si de nouvelles sépultures non répertoriées venaient à être confirmées par les autorités.

Le rapport recense 490 hommes, 28 femmes et 21 enfants parmi les victimes. Les enquêteurs indiquent également que la majorité des décès sont de nature violente, tandis que 121 personnes sont mortes des suites de leurs blessures après avoir été prises en charge dans des établissements de santé.

Selon Mohamed Chande Othman, les événements du 29 octobre ne peuvent être considérés comme de simples manifestations pacifiques mais relèvent d’actes de violence. Le rapport souligne en outre l’absence de notification préalable aux forces de l’ordre, pourtant exigée par la loi, ainsi que le déclenchement des troubles le jour même du scrutin, compromettant selon lui le bon déroulement du processus démocratique. Les conclusions de la commission reposent sur des témoignages de victimes, de membres des forces de sécurité et du personnel médical, ainsi que sur l’analyse de documents officiels.

Texte : La plume de la Bagoué