CULTURE / Abidjan vibre au rythme de la création contemporaine : immersion au cœur des “Architectures invisibles”.
Abidjan confirme une fois de plus son statut de capitale culturelle en pleine effervescence. Le mercredi 24 juin 2026, la Galerie Cécile Fakhoury à Cocody a servi d’écrin au vernissage de deux expositions collectives majeures : « Le temps du rêve de l’enfant, Architectures invisibles » et « Architectures invisibles, Rêves en miroir ».
Abidjan confirme une fois de plus son statut de capitale culturelle en pleine effervescence. Le mercredi 24 juin 2026, la Galerie Cécile Fakhoury à Cocody a servi d’écrin au vernissage de deux expositions collectives majeures : « Le temps du rêve de l’enfant, Architectures invisibles » et « Architectures invisibles, Rêves en miroir ». Une soirée d’exception marquée par la présence de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, accompagnée de sa collègue Marietou Koné, ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques.
Ouvertes au public du 25 juin au 29 août, ces expositions s’imposent comme un véritable temps fort de la scène artistique contemporaine africaine. Portées par une vision curatoriale exigeante signée Franck Hermann Ekra, en collaboration avec Ernest Dükü et l’architecte Issa Diabaté, elles offrent une plongée saisissante dans des univers où l’imaginaire dialogue avec les réalités invisibles de nos sociétés.
Dix artistes transafricains de renom y déploient leurs talents : Ernest Dükü, Souleymane Keïta, Wèrèwèrè Liking, Assoukrou Aké, Dalila Dalléas Bouzar, François-Xavier Gbré, Marie-Claire Messouma Manlanbien, Roméo Mivekannin, Cheikh Ndiaye et Ouattara Watts. À travers peintures, installations et approches hybrides, ils interrogent les notions d’espace, de mémoire, d’identité et de rêve, dans une scénographie immersive et audacieuse.
Moment fort de la soirée, la performance magistrale de Wèrèwèrè Liking, intitulée « Les Cités fantastiques », a captivé l’assistance. Fidèle à son engagement artistique, elle a livré une prestation puissante, confirmant son rayonnement international, notamment à la 61e édition de la Biennale de Venise où elle représente la Côte d’Ivoire en tant qu’unique artiste ivoirienne sélectionnée.
Au-delà de la prouesse esthétique, cet événement incarne une ambition claire : positionner la Côte d’Ivoire comme un hub incontournable des industries culturelles et créatives en Afrique. Diversité des regards, excellence des œuvres et innovation des formats témoignent d’une scène artistique en pleine maturité. Dans un monde en quête de sens et de connexions, ces « Architectures invisibles » rappellent que l’art reste un langage universel, capable de bâtir des ponts entre les cultures et d’éveiller les consciences. À Abidjan, le rêve de l’enfant devient matière, forme et vision, et surtout, une promesse d’avenir.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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