Madagascar : Toamasina à genoux après le passage du cyclone Gezani.
Le Grand Port de l’Est n’est plus qu’un champ de ruines. Mercredi, le colonel Michael Randrianirina, président de la transition, s’est rendu au cœur du désastre pour constater l’ampleur d’une catastrophe qui dépasse désormais les frontières nationales.
Le Grand Port de l’Est n’est plus qu’un champ de ruines. Mercredi, le colonel Michael Randrianirina, président de la transition, s’est rendu au cœur du désastre pour constater l’ampleur d’une catastrophe qui dépasse désormais les frontières nationales. Le bilan humain s'alourdit d'heure en heure. Gezani, avec ses rafales dantesques flirtant avec les 250 km/h, a laissé derrière lui un sillage de mort et de désolation.
Toamasina, deuxième ville du pays, est meurtrie : 75 % de la cité est rayée de la carte ou gravement endommagée. Dans la région d'Atsinanana, le constat est tout aussi terrifiant. « C'est le chaos total », alerte Action contre la faim, précisant que neuf toitures sur dix ont été arrachées par la furie des vents.
Un appel au secours international
Le chef de l'État, qui s'est rendu au chevet des rescapés dans des hôpitaux saturés, n'a pas caché son impuissance face à l'immensité du chantier. « La situation dépasse les capacités de Madagascar seul », a-t-il admis. Ce cri du cœur sonne comme une demande d'aide d'urgence à la communauté internationale. Alors que les eaux ne se retirent que lentement, l'heure est à l'inventaire des pertes. Entre les infrastructures dévastées et les risques sanitaires imminents, la Grande Île joue désormais sa survie contre la montre.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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