Tanzanie : Emmanuel Nchimbi quitte la vice-présidence sur fond de tensions politiques.
Le vice-président tanzanien Emmanuel Nchimbi a annoncé, mardi 25 août 2026, sa démission de ses fonctions et son retrait de la vie politique. Son départ sera effectif le 4 septembre prochain.
Le vice-président tanzanien Emmanuel Nchimbi a annoncé, mardi 25 août 2026, sa démission de ses fonctions et son retrait de la vie politique. Son départ sera effectif le 4 septembre prochain. Dans une déclaration rendue publique mardi, l’ancien secrétaire général du parti au pouvoir, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), a expliqué qu’il avait choisi de se retirer après avoir compris que la présidente Samia Suluhu Hassan souhaitait confier la vice-présidence à une autre personnalité. Il a assuré vouloir respecter l’engagement pris à son arrivée à ce poste.
Cette annonce intervient alors que des tensions présumées étaient évoquées au sommet de l’État. Quelques jours plus tôt, les autorités avaient suspendu pour six mois le journal MwanaHALISI, après la publication d’un article faisant état de pressions exercées sur Nchimbi pour qu’il quitte ses fonctions. La publication avait également rapporté l’existence de désaccords présumés entre le vice-président et la cheffe de l’État. Les autorités ont justifié la suspension par des manquements aux exigences d’exactitude, d’équilibre et de vérification des informations.
Le départ de Nchimbi intervient par ailleurs dans un contexte politique toujours tendu depuis l’élection présidentielle d’octobre 2025, à l’issue de laquelle Samia Suluhu Hassan a été réélue avec 97,66 % des suffrages, selon les résultats officiels. Le scrutin, marqué par l’absence de plusieurs figures de l’opposition, avait été contesté et suivi de manifestations durement réprimées.
Depuis, le gouvernement tanzanien fait l’objet de critiques croissantes sur la situation des libertés publiques et politiques. Amnesty International a notamment dénoncé une intensification des pressions visant des opposants, des journalistes et des défenseurs des droits humains. Moins d’un an après sa nomination, la démission d’Emmanuel Nchimbi constitue un changement notable au sommet de l’État. Elle intervient dans une période politiquement délicate pour la Tanzanie et pourrait alimenter les interrogations sur les rapports de force au sein du pouvoir.
Texte : La plume de la Bagoué



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