Économie / Sénégal : un accord de principe avec le FMI pour un financement de 2,2 milliards de dollars.
Économie / Sénégal : un accord de principe avec le FMI pour un financement de 2,2 milliards de dollars.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Après plusieurs mois de tensions autour de ses finances publiques, le Sénégal entrevoit une nouvelle étape dans ses relations avec le Fonds monétaire international (FMI). Les services de l’institution et les autorités sénégalaises ont conclu, mardi 1er septembre 2026, un accord de principe en vue d’un programme de financement d’environ 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Le projet doit encore être soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
02 Septembre 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Après plusieurs mois de tensions autour de ses finances publiques, le Sénégal entrevoit une nouvelle étape dans ses relations avec le Fonds monétaire international (FMI). Les services de l’institution et les autorités sénégalaises ont conclu, mardi 1er septembre 2026, un accord de principe en vue d’un programme de financement d’environ 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Le projet doit encore être soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI.
Ce nouvel appui doit accompagner le Sénégal dans son effort de redressement budgétaire, de maîtrise de la dette et de consolidation de la stabilité macroéconomique. Le programme prévoit également de soutenir les dépenses sociales, l’activité du secteur privé et les réformes destinées à renforcer la mobilisation des recettes et l’efficacité des dépenses publiques.
Cette avancée intervient après la rupture du précédent programme du FMI, approuvé en 2023 pour un montant total d’environ 1,83 milliard de dollars. La découverte d’importantes sous-déclarations concernant les déficits et la dette publique sénégalaise avait conduit à la suspension du soutien financier. Depuis, les nouvelles autorités ont engagé un processus de révision des comptes publics et renforcé les mesures de transparence et de gouvernance financière.
En parallèle, le gouvernement sénégalais a lancé le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), destiné à alléger le poids du service de la dette et à dégager des marges budgétaires pour les dépenses prioritaires, notamment sociales. Le dispositif exclut la dette libellée en francs CFA et cible les engagements contractés en devises étrangères.
Pour ces créances, le Sénégal compte s’appuyer sur le Cadre commun du G20, tout en plaidant pour une procédure plus rapide, une meilleure circulation des données financières et une coordination renforcée entre les différents créanciers. Le gouvernement espère ainsi réduire la pression exercée par le service de la dette et disposer de ressources supplémentaires pour apurer les arriérés dus aux entreprises privées.
La situation budgétaire reste toutefois difficile. Le déficit public, qui atteignait 13,4 % du PIB en 2024, a été ramené à 6,4 % en 2025. La dette publique, réévaluée après la découverte des engagements non déclarés, demeure quant à elle à un niveau très élevé, autour de 130 % du PIB en 2025.
Malgré ces contraintes, l’économie sénégalaise affiche une croissance soutenue, portée notamment par le démarrage des activités dans les hydrocarbures. Avec ce nouvel accord et son plan de traitement de la dette, les autorités sénégalaises cherchent désormais à restaurer durablement les équilibres financiers du pays et à renouer avec la confiance de leurs partenaires internationaux.
Texte : La plume de la Bagoué



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