ACTUALITÉ DU CONTINENT / Miss Cameroun 2025 : polémique, plainte officielle et tensions avec le COMICA, l’affaire prend une tournure administrative et judiciaire.

ACTUALITÉ DU CONTINENT / Miss Cameroun 2025 : polémique, plainte officielle et tensions avec le COMICA, l’affaire prend une tournure administrative et judiciaire.

ACTUALITÉ DU CONTINENT / Miss Cameroun 2025 : polémique, plainte officielle et tensions avec le COMICA, l’affaire prend une tournure administrative et judiciaire.

Un documentaire de Agence Presse Audio


L’élection de Josiane Golonga Harangada, sacrée Miss Cameroun 2025, devait symboliser la beauté, l’unité nationale et la diversité culturelle. Mais quelques mois après son couronnement, son règne est désormais éclipsé par une controverse majeure mêlant cyberharcèlement, tensions institutionnelles et menace de bataille judiciaire avec le Comité miss Cameroun (COMICA).

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20 Février 2026


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L’élection de Josiane Golonga Harangada, sacrée Miss Cameroun 2025, devait symboliser la beauté, l’unité nationale et la diversité culturelle. Mais quelques mois après son couronnement, son règne est désormais éclipsé par une controverse majeure mêlant cyberharcèlement, tensions institutionnelles et menace de bataille judiciaire avec le Comité miss Cameroun (COMICA).

Une polémique amplifiée par les réseaux sociaux

Depuis plusieurs semaines, la reine de beauté fait face à une vague d’attaques d’une rare intensité sur les réseaux sociaux. Insultes, rumeurs malveillantes et propos outrageants visant sa personne ont été largement relayés en ligne, créant un climat de cyberharcèlement jugé préoccupant par ses soutiens. Cette situation, perçue comme une campagne de dénigrement persistante, a progressivement transformé un débat esthétique en crise sociale et médiatique.

La Communauté Massa entre en scène avec une démarche officielle

Un tournant décisif a été franchi le 9 février 2026. La Communauté Massa du Cameroun, dont est issue la miss, a engagé une action formelle en adressant une correspondance officielle à la présidente du COMICA. La lettre, signée par plusieurs représentants et élites de la communauté, a été notifiée de manière solennelle et encadrée juridiquement par un Procès-Verbal de Notification établi par Maître TCHIMDOU Micheline, huissier de justice à Yaoundé. L’acte a été remis en mains propres au coordonnateur général du comité, traduisant la volonté d’inscrire la plainte dans un cadre administratif et légal clair.

Dans ce document, la communauté dénonce explicitement une campagne de dénigrement d’une extrême virulence ciblant Josiane Golonga Harangada, évoquant des attaques personnelles répétées, une humiliation publique constante et un cyberharcèlement jugé inacceptable. Se considérant moralement responsable de la protection de leur représentante, les signataires interpellent directement le comité sur deux axes majeurs : la sécurité physique et psychologique de la lauréate, ainsi que la protection de son image publique.

Un conflit contractuel qui envenime la situation

Parallèlement à cette mobilisation communautaire, les relations entre la miss et le COMICA se sont nettement détériorées. Le comité reproche à la lauréate un non-respect présumé de ses obligations contractuelles dans le cadre d’un engagement estimé à trois ans. De son côté, la miss contre-attaque en accusant l’organisation de manquements contractuels, notamment des salaires non versés pour les mois de décembre et janvier, le blocage de certains avantages matériels, dont le véhicule officiel, ainsi que la rétention de plusieurs dotations prévues. Dans ce contexte tendu, la jeune femme aurait exprimé sa volonté de démissionner et demandé formellement que son image ne soit plus utilisée par le comité, une requête rare dans l’histoire récente du concours.

Une affaire désormais à la croisée du juridique et de l’opinion publique

Face à l’escalade, le COMICA aurait donné un ultimatum de cinq jours à la miss pour s’expliquer, laissant planer la perspective d’un recours devant les tribunaux. L’affaire dépasse désormais le simple cadre d’un différend interne pour devenir un dossier mêlant droit à l’image, obligations contractuelles, protection de la personne et responsabilité institutionnelle.

Une couronne sous tension

Ce qui devait être un règne de représentation nationale se transforme ainsi en crise multidimensionnelle, impliquant une communauté, une institution et une figure publique sous pression médiatique. Entre cyberharcèlement dénoncé, plainte administrative solennelle et bras de fer contractuel, le dossier Miss Cameroun 2025 s’impose comme l’un des feuilletons sociétaux les plus suivis du moment au Cameroun, où la couronne semble désormais peser autant sur le plan symbolique que juridique.

Texte et récit : Marie-Paule N’GUESSAN