Actualité africaine / Centrafrique : L’ancien président François Bozizé jugé pour crimes contre l’humanité.
Actualité africaine / Centrafrique : L’ancien président François Bozizé jugé pour crimes contre l’humanité.
Un documentaire de Agence Presse Audio
La justice centrafricaine a ouvert, mardi 16 juin 2026 à Bangui, le procès de l’ex-président François Bozizé Yangouvonda, poursuivi pour crimes contre l’humanité dans une affaire portant sur des exactions présumées commises entre 2009 et 2013.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
16 Juin 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
La justice centrafricaine a ouvert, mardi 16 juin 2026 à Bangui, le procès de l’ex-président François Bozizé Yangouvonda, poursuivi pour crimes contre l’humanité dans une affaire portant sur des exactions présumées commises entre 2009 et 2013. L’ancien chef de l’État, absent du territoire national depuis plusieurs années, est jugé par contumace devant la Cour pénale spéciale (CPS), une juridiction soutenue par les Nations unies et chargée de juger les crimes les plus graves commis dans le pays depuis 2003.
Au cœur du dossier figure l’affaire dite « Bossembélé », du nom de cette localité située au nord-ouest de Bangui où se trouvent une maison d'arrêt et un centre d’instruction militaire. Les enquêteurs attribuent à des éléments de la garde présidentielle et des forces de sécurité de l’époque, plusieurs violations graves des droits humains, notamment des assassinats, des actes de torture, des disparitions forcées, des violences sexuelles et d’autres traitements inhumains. Les magistrats estiment que François Bozizé pourrait voir sa responsabilité pénale engagée en tant que supérieur hiérarchique et commandant des forces concernées.
Âgé de 79 ans, l’ancien dirigeant avait pris le pouvoir à la suite d’un coup d’État en 2003 avant d’être renversé dix ans plus tard par la coalition rebelle de la Séléka. Depuis mars 2023, il réside en Guinée-Bissau. Trois anciens responsables militaires de son régime, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy, comparaissent également dans cette procédure.
La CPS avait délivré en 2024 un mandat d’arrêt international contre l’ancien président après avoir conclu à l’existence d’éléments de preuve suffisamment sérieux pour justifier des poursuites. Créée en 2015, cette juridiction hybride réunit des magistrats centrafricains et internationaux afin de lutter contre l’impunité dans un pays marqué par des décennies de crises politico-militaires.
L’ouverture de ce procès constitue une étape majeure pour la justice centrafricaine et pour les victimes présumées des violences commises durant les années précédant la chute du régime Bozizé. Les audiences devraient permettre d’examiner en détail les responsabilités individuelles dans l’une des affaires les plus emblématiques traitées jusqu’à présent par la Cour pénale spéciale.
Texte : La plume de la Bagoué



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