Actualité africaine / Ouganda : Une nouvelle loi renforce le contrôle des influences étrangères.
Actualité africaine / Ouganda : Une nouvelle loi renforce le contrôle des influences étrangères.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le président ougandais Yoweri Museveni a promulgué une loi controversée destinée à renforcer le contrôle de l’État sur les influences étrangères, malgré les inquiétudes exprimées par des organisations de défense des droits humains et des institutions financières internationales.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
19 Mai 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
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Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le président ougandais Yoweri Museveni a promulgué une loi controversée destinée à renforcer le contrôle de l’État sur les influences étrangères, malgré les inquiétudes exprimées par des organisations de défense des droits humains et des institutions financières internationales. Baptisé « loi sur la protection de la souveraineté », le texte a été adopté par le Parlement le 5 mai 2026, avant d’être signé le 17 mai, selon la présidence ougandaise.
La nouvelle législation prévoit des restrictions visant les personnes et organisations soupçonnées d’agir au nom d’intérêts étrangers. Elle criminalise notamment la promotion d’intérêts extérieurs jugés contraires à ceux de l’Ouganda ainsi que toute implication non autorisée dans l’élaboration ou l’exécution de politiques publiques pour le compte d’acteurs étrangers. Les contrevenants encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement et de lourdes sanctions financières.
Face aux critiques du monde économique, le texte a toutefois été assoupli avant son adoption définitive. L’obligation initialement envisagée d’enregistrer toute personne recevant des fonds étrangers comme « agent étranger », a été limitée aux individus et structures financés depuis l’extérieur, pour des activités politiques considérées comme servant des intérêts étrangers.
La réforme avait suscité de fortes réserves de la part de la Banque centrale ougandaise. Son gouverneur, Michael Atingi-Ego, avait mis en garde contre un encadrement excessif des flux financiers internationaux, estimant qu’il pourrait freiner les transferts de fonds des expatriés et fragiliser les réserves de change du pays. La Banque mondiale avait également exprimé ses préoccupations, craignant que certaines dispositions initiales n’entravent les activités ordinaires d’aide et de développement. Aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée après les amendements apportés au texte.
Des ONG dénoncent une loi à la formulation jugée trop large et imprécise, craignant qu’elle ne réduise davantage l’espace politique et ne serve à cibler les voix dissidentes. Le gouvernement défend au contraire une mesure destinée à protéger les intérêts nationaux face aux ingérences extérieures. Au pouvoir depuis quatre décennies, Museveni accuse régulièrement ses opposants de bénéficier de soutiens étrangers pour déstabiliser son régime.
Texte : La plume de la Bagoué



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