Actualité africaine / RDC : Une marche annoncée le 8 juillet pour réclamer le départ de Félix Tshisekedi.

Actualité africaine / RDC : Une marche annoncée le 8 juillet pour réclamer le départ de Félix Tshisekedi.

Actualité africaine / RDC : Une marche annoncée le 8 juillet pour réclamer le départ de Félix Tshisekedi.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Réunie à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) le 16 juin 2026, la Coalition Article 64 (C64), qui rassemble plusieurs figures de l’opposition congolaise, a annoncé l’organisation d’une marche nationale le 8 juillet prochain pour réclamer la démission du président Félix Tshisekedi. À Kinshasa, les manifestants prévoient de converger vers le Palais de la Nation, symbole du pouvoir exécutif.

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17 Juin 2026


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Réunie à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) le 16 juin 2026, la Coalition Article 64 (C64), qui rassemble plusieurs figures de l’opposition congolaise, a annoncé l’organisation d’une marche nationale le 8 juillet prochain pour réclamer la démission du président Félix Tshisekedi. À Kinshasa, les manifestants prévoient de converger vers le Palais de la Nation, symbole du pouvoir exécutif.

Cette initiative marque un durcissement de la stratégie de la plateforme politique, après le sit-in organisé le 12 juin contre le projet de réforme institutionnelle soutenu par la majorité au pouvoir. Les leaders de la coalition, parmi lesquels Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Augustin Matata Ponyo, accusent le chef de l’État de porter atteinte à l’ordre constitutionnel à travers le processus référendaire engagé dans le pays. Selon la C64, l’adoption récente de la loi sur l’organisation du référendum pourrait ouvrir la voie à une révision de la Constitution de 2006, notamment de dispositions considérées comme intangibles par l’opposition. Cette dernière affirme vouloir défendre les principes d’alternance démocratique et le respect des textes fondamentaux de la République.

L’annonce de cette marche intervient dans un climat déjà tendu après les incidents survenus lors du sit-in du 12 juin aux abords du Palais du Peuple. Des affrontements ont opposé manifestants et forces de l’ordre, faisant plusieurs blessés, dont certains responsables de l’opposition. Le bilan exact des violences reste toutefois sujet à controverse, l’opposition évoquant des victimes tandis que les autorités contestent plusieurs de ces accusations.

À moins de trois semaines de cette nouvelle mobilisation, le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle continue de polariser la vie politique congolaise. Entre les appels de l’opposition à préserver l’actuel cadre institutionnel et la volonté affichée du pouvoir de poursuivre ses réformes, la marche du 8 juillet s’annonce comme un nouveau test politique majeur pour la République démocratique du Congo.

Texte : La plume de la Bagoué