Conakry : Matinée de tension sous les tirs à la prison de Kaloum.
Conakry : Matinée de tension sous les tirs à la prison de Kaloum.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le cœur administratif de Conakry a brutalement basculé dans l’incertitude dans la matinée du mardi 10 février 2026. Des détonations d’armes automatiques ont déchiré le calme du quartier de Kaloum, à proximité immédiate de la prison centrale et du Palais présidentiel, plongeant la capitale guinéenne dans une vive inquiétude.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
10 Février 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le cœur administratif de Conakry a brutalement basculé dans l’incertitude dans la matinée du mardi 10 février 2026. Des détonations d’armes automatiques ont déchiré le calme du quartier de Kaloum, à proximité immédiate de la prison centrale et du Palais présidentiel, plongeant la capitale guinéenne dans une vive inquiétude. Le vacarme a débuté peu avant 9 heures.
Durant une trentaine de minutes, des rafales nourries ont semé la panique parmi les riverains et les travailleurs du secteur. « J’ai vu des véhicules foncer à toute allure, puis les tirs ont éclaté », témoigne Thierno Baldé, un comptable local. Dans les rues congestionnées, c’était la débandade : automobilistes et piétons ont abandonné leurs trajectoires pour fuir la zone des tirs, craignant une escalade de violence.
Un périmètre sous haute surveillance
En fin de matinée, le calme semblait précaire. Si les tirs ont cessé, le quartier reste en état de siège. Un impressionnant dispositif de sécurité composé de policiers et d'unités des forces spéciales, verrouille désormais tous les accès menant au pénitencier. La présence d'un véhicule blindé devant les portes de l'établissement témoigne de la gravité de la situation.
Si aucune communication officielle n'a encore filtré sur l'origine de ces heurts mutinerie, tentative d'évasion ou opération extérieure, la population reste sur le qui-vive. « Les choses se sont calmées, mais nous ne savons pas pour combien de temps », confie un habitant dont la fenêtre surplombe la prison. À Conakry, le silence est revenu, mais il reste lourd de questions.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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