Actualité africaine / Suspension des réseaux sociaux au Gabon.

Actualité africaine / Suspension des réseaux sociaux au Gabon.

Actualité africaine / Suspension des réseaux sociaux au Gabon.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Les autorités gabonaises ont ordonné mercredi 18 février 2026 la suspension de plusieurs réseaux sociaux, les plus utilisés du pays, notamment Facebook, TikTok, Instagram et YouTube.

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19 Février 2026


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Les autorités gabonaises ont ordonné mercredi 18 février 2026 la suspension de plusieurs réseaux sociaux, les plus utilisés du pays, notamment Facebook, TikTok, Instagram et YouTube.

On écoute Jean-Claude Mendome, porte-parole de la Haute autorité de la communication (HAC).

En fin de journée, ces plateformes restaient inaccessibles pour de nombreux usagers, tandis que WhatsApp fonctionnait de manière irrégulière selon les opérateurs télécoms.

L’organisation indépendante de surveillance d’Internet NetBlocks a confirmé des restrictions touchant plusieurs services en ligne au Gabon, évoquant une perturbation significative de l’accès aux plateformes sociales. Cette décision intervient dans un climat social tendu. Depuis plus d’un mois, une grève d’enseignants se poursuit dans certaines localités, constituant la première contestation d’ampleur du mandat du président Brice Clotaire Oligui Nguema, arrivé au pouvoir après le coup d’État d’août 2023 et élu en avril 2025.

Les autorités présentent cette mesure comme provisoire. Elles expliquent vouloir se donner le temps d’élaborer un cadre législatif plus strict afin d’encadrer l’usage des réseaux sociaux, avec pour objectif affiché de préserver le vivre ensemble et de garantir une information fiable et vérifiée.

La Haute autorité de la communication avait annoncé dès mardi soir la suspension jusqu’à nouvel ordre de ces plateformes, dénonçant la diffusion répétée de contenus jugés diffamatoires, haineux ou susceptibles de porter atteinte à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions et à la sécurité nationale.

Écoutons le porte-parole de la HAC à ce propos.

Le gouvernement estime qu’un renforcement de la régulation de ces outils numériques est nécessaire pour préserver la qualité du débat public. Cette décision suscite toutefois des inquiétudes quant à la liberté d’expression et à l’accès à l’information dans un pays où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans la circulation des nouvelles et des opinions, en particulier auprès des jeunes. Alors que le taux de pénétration d’Internet progresse régulièrement ces dernières années, ces restrictions pourraient également peser sur l’économie numérique, notamment sur les petites entreprises et les créateurs de contenus qui dépendent largement de ces plateformes pour leurs activités.

Texte : La plume de la Bagoué