Actualité internationale : l’ex-président sud-coréen condamné à la prison à vie pour son coup de force de 2024.
Actualité internationale : l’ex-président sud-coréen condamné à la prison à vie pour son coup de force de 2024.
Un documentaire de Agence Presse Audio
L’ancien chef d’Etat de la Corée du Sud, Yoon Suk-yeol, a été condamné jeudi 19 février 2026, à la réclusion criminelle à perpétuité pour insurrection, après avoir décrété la loi martiale en décembre 2024 et ordonné le déploiement de l’armée autour du Parlement.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
19 Février 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
L’ancien chef d’Etat de la Corée du Sud, Yoon Suk-yeol, a été condamné jeudi 19 février 2026, à la réclusion criminelle à perpétuité pour insurrection, après avoir décrété la loi martiale en décembre 2024 et ordonné le déploiement de l’armée autour du Parlement. Le tribunal du district central de Séoul l’a reconnu coupable d’avoir tenté de suspendre l’ordre constitutionnel. Le juge Ji Gwi-yeon a estimé que la direction d’une insurrection était établie, écartant toutefois la peine capitale requise par le parquet. Bien que toujours inscrite dans le droit sud-coréen, la peine de mort n’est plus appliquée depuis 1997.
À 65 ans, Yoon Suk-yeol devient le cinquième ancien président condamné depuis 1996, illustration d’une vie politique où les chefs d’État déchus sont régulièrement traduits en justice, avant parfois de bénéficier de grâces ou de remises de peine. Le 3 décembre 2024, lors d’une allocution surprise, le dirigeant conservateur avait proclamé la loi martiale et ordonné aux forces armées de prendre position autour de l’Assemblée nationale. Malgré la présence des soldats, des députés avaient réussi à entrer dans l’hémicycle pour voter une motion mettant fin à la mesure, contraignant le président à reculer. Si la suspension du régime civil n’a duré que six heures, elle a ouvert une crise politique majeure. Destitué en avril 2025, Yoon a comparu détenu à son procès.
L’ancien chef de l’État a toujours contesté les faits, assurant avoir voulu préserver la liberté face à ce qu’il décrivait comme une obstruction systématique de l’opposition majoritaire. Il avait déjà été condamné à cinq ans de prison pour des infractions liées à cette séquence. Plusieurs figures de son gouvernement ont également été lourdement sanctionnées. L’ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun a été condamné à trente ans de réclusion, l’ancien Premier ministre Han Duck-soo à vingt-trois ans de prison, au-delà des réquisitions du parquet, et l’ex-ministre de l’Intérieur Lee Sang-min à sept ans d’emprisonnement.
Cette décision historique ne met pas fin aux tensions. Le camp conservateur continue d’afficher son soutien à l’ancien président et certains évoquent déjà un possible retour sur la scène politique. L’affaire, loin de clore la crise, pourrait prolonger les fractures au sein de la société sud-coréenne.
Texte : La plume de la Bagoué
Récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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