Actualité internationale / Biens mal acquis : Le parquet français réclame un procès contre BNP Paribas et des proches d’Omar Bongo.
Actualité internationale / Biens mal acquis : Le parquet français réclame un procès contre BNP Paribas et des proches d’Omar Bongo.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le Parquet national financier (PNF) français a requis, lundi 27 juillet 2026, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris du groupe bancaire français BNP Paribas, ainsi que de plusieurs enfants de l’ancien président gabonais Omar Bongo et d’autres personnes mises en cause dans l’enquête sur les « biens mal acquis » gabonais en France.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
28 Juillet 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Radio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Le Parquet national financier (PNF) français a requis, lundi 27 juillet 2026, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris du groupe bancaire français BNP Paribas, ainsi que de plusieurs enfants de l’ancien président gabonais Omar Bongo et d’autres personnes mises en cause dans l’enquête sur les « biens mal acquis » gabonais en France.
Cette réquisition marque une nouvelle étape de la procédure, la décision d’un éventuel procès revenant désormais aux juges d’instruction. Au total, le PNF demande le renvoi de 23 personnes physiques et morales, dont cinq sociétés, parmi lesquelles des entités de BNP Paribas et quatre sociétés civiles immobilières, ainsi que 18 personnes.
Figurent notamment parmi les personnalités visées, plusieurs descendants d’Omar Bongo, Antoinette Sassou Nguesso, épouse du président de la République du Congo Denis Sassou-Nguesso, et l’ancienne Miss France et actrice Sonia Rolland.
Ouverte fin 2010 à la suite d’une plainte déposée par Transparency International, l’information judiciaire porte sur un important patrimoine immobilier que la justice française soupçonne d’avoir été constitué grâce à des fonds issus de détournements de fonds publics, de faits de corruption et d’autres infractions financières. Les investigations ont conduit à la saisie de 52 biens immobiliers.
Le parquet reproche à BNP Paribas des faits présumés de blanchiment aggravé. Selon lui, la banque aurait facilité, entre 1996 et 2008, des opérations ayant permis le réinvestissement d’au moins 35 millions d’euros d’origine présumée illicite dans des acquisitions immobilières.
L’établissement bancaire conteste ces accusations et affirme qu’il fera valoir ses arguments devant la justice, soulignant que les faits reprochés sont antérieurs à 2008. Considérée comme l’un des principaux dossiers français liés aux « biens mal acquis », cette affaire s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et la corruption internationale. Depuis 2021, la France s’est dotée d’un mécanisme permettant de restituer aux populations concernées, les avoirs définitivement confisqués dans ce type de procédure.
Texte : La plume de la Bagoué



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