Actualité internationale / Irak : la fin de la mission de la coalition met Bagdad face à un nouveau défi sécuritaire.

Actualité internationale / Irak : la fin de la mission de la coalition met Bagdad face à un nouveau défi sécuritaire.

Actualité internationale / Irak : la fin de la mission de la coalition met Bagdad face à un nouveau défi sécuritaire.

Un documentaire de Agence Presse Audio


À deux semaines de la fin programmée de la mission de la coalition internationale contre l’État islamique, l’Irak s’apprête à reprendre pleinement la main sur sa sécurité. Le retrait des forces étrangères doit être achevé le 30 septembre 2026, ouvrant une nouvelle phase dans les relations sécuritaires de Bagdad avec ses partenaires.

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17 Septembre 2026


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À deux semaines de la fin programmée de la mission de la coalition internationale contre l’État islamique, l’Irak s’apprête à reprendre pleinement la main sur sa sécurité. Le retrait des forces étrangères doit être achevé le 30 septembre 2026, ouvrant une nouvelle phase dans les relations sécuritaires de Bagdad avec ses partenaires.

Les autorités irakiennes assurent que leurs forces disposent désormais des capacités nécessaires pour prendre le relais. Selon Saad Maan, responsable de la Cellule médiatique des forces de sécurité, des efforts restent toutefois nécessaires dans certains domaines, notamment la défense aérienne, le renseignement ainsi que les moyens techniques et logistiques.

Cette transition, préparée depuis 2024, ne signifie pas pour autant la fin des liens militaires avec les États-Unis et les autres membres de la coalition. La coopération doit désormais s’inscrire davantage dans des accords bilatéraux, notamment pour la formation, le conseil et le renforcement des capacités irakiennes.

Pour Bagdad, l’autre dossier sensible concerne les groupes armés proches de l’Iran. Le gouvernement a fixé au 30 septembre une échéance pour leur désarmement, mais les principales factions concernées, dont Kataib Hezbollah et Harakat al-Nujaba, refusent encore de déposer les armes.

Cette situation complique la volonté des autorités de renforcer l’autorité de l’État sur l’ensemble des forces armées, alors que le pays reste exposé aux tensions entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés dans la région. Le départ de la coalition intervient ainsi à un moment où Bagdad cherche à consolider son autonomie sécuritaire tout en évitant que son territoire ne redevienne un théâtre de confrontations régionales.

À partir du 1er octobre, l’Irak devra donc s’appuyer davantage sur ses propres forces, tout en maintenant des partenariats avec plusieurs pays de l’ancienne coalition. La capacité de Bagdad à combler certaines lacunes militaires et à imposer un contrôle effectif de l’État sur les groupes armés constituera l’un des principaux enjeux de cette nouvelle étape.

Texte : La plume de la Bagoué