Actualité internationale / Migration : expulsions américaines vers des pays tiers, la Côte d’Ivoire dit non !
Actualité internationale / Migration : expulsions américaines vers des pays tiers, la Côte d’Ivoire dit non !
Un documentaire de Agence Presse Audio
Les autorités ivoiriennes ont refusé d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis qui ne sont pas de nationalité ivoirienne. Une enquête internationale publiée le 21 septembre 2026 révèle que Washington a sollicité 49 des 54 pays africains dans le cadre de sa politique de renvoi de migrants vers des pays tiers.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
29 Septembre 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Les autorités ivoiriennes ont refusé d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis qui ne sont pas de nationalité ivoirienne. Une enquête internationale publiée le 21 septembre 2026 révèle que Washington a sollicité 49 des 54 pays africains dans le cadre de sa politique de renvoi de migrants vers des pays tiers.
Coordonnée par Forbidden Stories, l’enquête « The Deportation Project » indique qu’au moins 25 447 personnes ont été transférées depuis janvier 2025 vers 28 pays autres que leur pays d’origine. Ces opérations, menées avec 35 États, auraient bénéficié d’au moins 410 millions de dollars de financements américains.
La proposition américaine a été discutée à la mi-juin 2026 lors de la visite à Abidjan de Christian Ehrhardt, responsable de l’Office of Remigration du Département d’État, dans le cadre d’une tournée en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Selon le Washington Post, les échanges n’ont pas abouti à un accord. Le pays ne figurait pas, en juin 2026, parmi les États disposant d’un dispositif opérationnel de ce type.
D’autres pays africains, notamment le Nigeria et le Burkina Faso, ont également refusé. Le Liberia s’est en revanche engagé à recevoir jusqu’à 1 200 expulsés sur un an, tandis que l’Eswatini a accepté 160 personnes dans le cadre d’un accord associé à un financement américain de 5,1 millions de dollars.
Cette politique est contestée sur le plan judiciaire. Le 18 septembre dernier, la Cour d’appel des États-Unis pour le 1er circuit a jugé illégale la politique d’expulsion vers des pays tiers, estimant que les migrants devaient disposer d’un délai suffisant pour contester leur renvoi lorsqu’ils risquent d’y être persécutés ou torturés. Le 28 septembre, des experts de l’ONU ont également appelé Washington à suspendre ces transferts.
Texte : La Plume de la Bagoué



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