Actualité internationale : Téhéran accuse l’Occident de mener une « guerre totale » contre l’Iran.
Actualité internationale : Téhéran accuse l’Occident de mener une « guerre totale » contre l’Iran.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le climat demeure extrêmement tendu, six mois après les frappes israélo-américaines visant des installations militaires et nucléaires iraniennes.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
31 Décembre 2025
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
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Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le climat demeure extrêmement tendu, six mois après les frappes israélo-américaines visant des installations militaires et nucléaires iraniennes. Selon le président iranien, Massoud Pezeshkian, la République islamique ferait face à une offensive coordonnée impliquant les États-Unis, Israël et plusieurs pays européens, dont l’objectif serait d’affaiblir durablement le régime de Téhéran. Dans un entretien publié le 27 décembre 2025 sur le site officiel du guide suprême, Ali Khamenei, le chef de l’exécutif iranien décrit une stratégie globale combinant pression militaire, sanctions économiques et isolement diplomatique.
Il revient notamment sur la guerre éclair de douze jours qui, en juin, a opposé l’Iran à Israël, à la suite d’une attaque israélienne d’une ampleur inédite contre des sites sensibles ainsi que des zones résidentielles en Iran. Menées avec le soutien des États-Unis, ces frappes auraient fait plus d’un millier de morts côté iranien, selon les autorités, et auraient brutalement interrompu les négociations sur le nucléaire, engagées au printemps entre Téhéran et Washington.
L’Iran met également en cause la responsabilité de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne, accusés d’avoir appuyé le rétablissement de sanctions onusiennes fin septembre, contribuant à aggraver l’asphyxie économique du pays. Pour Massoud Pezeshkian, la situation actuelle serait même « plus complexe et plus difficile » que celle vécue durant la guerre Iran-Irak dans les années 1980. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la doctrine américaine de « pression maximale » a en effet été réactivée.
De nouvelles sanctions cherchent à assécher les revenus pétroliers iraniens et à exclure davantage le pays des circuits financiers internationaux. Les conséquences sont lourdes : le rial a chuté à un niveau historique, frôlant 1,4 million pour un dollar sur le marché parallèle, contre environ 800 000 un an plus tôt, alimentant une inflation galopante et un profond malaise social. Dans ce contexte de tensions régionales exacerbées et de fragilisation économique aiguë, aucune reprise rapide du dialogue diplomatique ne semble envisageable. Le spectre d’un enlisement durable des relations entre l’Iran et ses adversaires occidentaux continue ainsi de planer.
Texte : La plume de la Bagoué
Récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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