Alger et Niamey scellent leur réconciliation autour du gazoduc transsaharien.
Alger et Niamey scellent leur réconciliation autour du gazoduc transsaharien.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le tapis rouge déployé à Alger pour le général Abdourahamane Tiani marque la fin d’un long hiver diplomatique. En recevant lundi 16 février 2026, le chef de la transition nigérienne, le président Abdelmadjid Tebboune n’a pas seulement acté une « nouvelle dynamique » bilatérale ; il a relancé l’un des chantiers les plus stratégiques du continent : le gazoduc transsaharien (TSGP).
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
17 Février 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le tapis rouge déployé à Alger pour le général Abdourahamane Tiani marque la fin d’un long hiver diplomatique. En recevant lundi 16 février 2026, le chef de la transition nigérienne, le président Abdelmadjid Tebboune n’a pas seulement acté une « nouvelle dynamique » bilatérale ; il a relancé l’un des chantiers les plus stratégiques du continent : le gazoduc transsaharien (TSGP). Long de 4 000 km, ce serpent d’acier destiné à acheminer le gaz nigérian vers l’Europe via l’Algérie sort enfin de l’ornière après quinze ans de stagnation.
Si le projet avait connu un coup d’accélérateur début 2025, les tensions entre Alger et les États du Sahel avaient gelé toute avancée. Aujourd’hui, l’Algérie se repositionne en parrain bienveillant, promettant un soutien économique crucial à un Niger asphyxié.
Un dégel à géométrie variable
Cette offensive diplomatique algérienne s’étend au-delà de Niamey : Burkina Faso : Une délégation s’est rendue à Ouagadougou vendredi pour verrouiller des accords miniers et énergétiques. Mali : Le point noir subsiste. Bamako, qui accuse Alger de complaisance envers des groupes armés frontaliers, observe ce rapprochement avec une méfiance non dissimulée.
Si la diplomatie malienne concède au Niger le droit de choisir ses partenaires, l’ombre de la Confédération des États du Sahel (AES) plane sur ces échanges. « Nous aurions dû être informés », glisse-t-on à la présidence malienne, signe que la solidarité du bloc sahélien pourrait être mise à l’épreuve par le réalisme économique d’Alger.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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