CAN 2025 / Finale sous haute tension : Sénégal–Maroc, une nuit de folie qui a frôlé le chaos à Rabat.
CAN 2025 / Finale sous haute tension : Sénégal–Maroc, une nuit de folie qui a frôlé le chaos à Rabat.
Un documentaire de Agence Presse Audio
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc, disputée dimanche 18 janvier 2026 au stade de Rabat, restera comme l’une des plus polémiques et électriques de l’histoire de la compétition.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
19 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc, disputée dimanche 18 janvier 2026 au stade de Rabat, restera comme l’une des plus polémiques et électriques de l’histoire de la compétition. Un penalty marocain jugé sévère, des décisions arbitrales contestées, des joueurs quittant la pelouse, des supporters tentant d’envahir le terrain et une Panenka manquée dans un contexte de chaos total : la CAN a vacillé au bord de l’irréparable.
Une finale maîtrisée… jusqu’à l’implosion
Longtemps équilibrée et disputée dans une intensité digne d’une finale continentale, la rencontre Sénégal - Maroc semblait se diriger vers une fin tendue mais maîtrisée. Pourtant, tout a basculé à l’entrée du temps additionnel. À la 90e+2 minute, un premier tournant survient lorsque le but d’Ismaïla Sarr est annulé pour une faute jugée peu évidente d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi, à la suite d’un corner sénégalais. Une décision déjà contestée, qui a fait monter la tension d’un cran dans le camp des Lions de la Teranga.
Le penalty de la discorde
Le véritable point de rupture intervient à la 90e+8 minute. Sur un nouveau corner marocain, Brahim Díaz s’écroule dans la surface sénégalaise après un contact avec Malick Diouf. L’arbitre central, le Congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo, est appelé par l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Après consultation, il désigne le point de penalty. Une décision jugée extrêmement sévère par les Sénégalais, qui dénoncent une faute inexistante et une incohérence arbitrale flagrante. La colère est immédiate.
Joueurs, banc et tribunes en ébullition
La succession de décisions controversées provoque une explosion de tension. Les joueurs sénégalais s’en prennent verbalement à leurs adversaires marocains, tandis que le banc entre en effervescence. Encouragés par leur sélectionneur Pape Thiaw, plusieurs joueurs quittent brièvement la pelouse en signe de protestation. C’est alors que Sadio Mané, capitaine et leader incontesté, intervient pour ramener ses coéquipiers sur le terrain, multipliant les appels au calme afin d’éviter un abandon synonyme de lourdes sanctions historiques. Mais la crise dépasse rapidement le rectangle vert.
Tentative d’envahissement et bagarres généralisées
Dans les tribunes, la situation dégénère. Environ un millier de supporters sénégalais tentent d’envahir la pelouse, y compris au moment où Brahim Díaz s’apprête à tirer le penalty. Pendant près de quinze minutes, les stadiers, appuyés par les forces de l’ordre, peinent à contenir la foule dans un climat de bagarre générale. La tension gagne également la tribune de presse, où des altercations éclatent entre journalistes marocains et sénégalais. Ces incidents se poursuivront après le match et durant la cérémonie protocolaire, au point que la conférence de presse du sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw, est finalement annulée pour des raisons de sécurité.
Une Panenka manquée pour apaiser la tempête
Après près de vingt minutes de confusion et une atmosphère électrique rarement vue en finale de CAN, Brahim Díaz s’avance enfin pour tirer le penalty à la 90e+24 minute. Sous une pression extrême, le milieu offensif marocain tente une Panenka audacieuse, mais totalement manquée. Le ballon est facilement capté par Édouard Mendy, impérial et héroïque dans ce moment hors normes. Le stade retient son souffle avant l’explosion de joie du camp sénégalais. Ce raté plonge les Lions de l’Atlas dans le doute et fait s’envoler, une nouvelle fois, leur rêve de sacre continental à domicile.
Le rêve marocain brisé, la finale se prolonge
Vingt-deux ans après leur dernière finale en 2004 et cinquante ans après leur unique sacre en 1976, les Marocains voient leur espoir d’un deuxième titre continental à domicile s’éteindre brutalement, dans une ambiance lourde et tristement marquée par des débordements, symbolisés par des chaises projetées depuis les tribunes vers le bord du terrain. Le score restant inchangé, cette finale déjà historique se prolonge en prolongations, ajoutant une dimension irréelle à un scénario déjà totalement fou.
Une finale entrée dans l’histoire… par la polémique
Marquée par la controverse, la colère, les tensions sécuritaires et une dramaturgie extrême, cette finale Sénégal–Maroc s’impose comme l’une des plus marquantes, et des plus controversées, de l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations. Une nuit de football où la CAN 2025 a frôlé le chaos, rappelant avec brutalité à quel point le football africain peut être aussi passionné que fragile lorsque l’émotion dépasse le jeu.
Texte et récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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