CULTURE / France : Cyril Ramaphosa brise le silence sur les soldats noirs oubliés de la Grande Guerre.

CULTURE / France : Cyril Ramaphosa brise le silence sur les soldats noirs oubliés de la Grande Guerre.

CULTURE / France : Cyril Ramaphosa brise le silence sur les soldats noirs oubliés de la Grande Guerre.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a marqué les esprits le dimanche 12 juillet 2026, lors de la 110ᵉ commémoration de la bataille du bois de Delville, au Mémorial national sud-africain de Longueval, dans le nord de la France.

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14 Juillet 2026


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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a marqué les esprits le dimanche 12 juillet 2026, lors de la 110ᵉ commémoration de la bataille du bois de Delville, au Mémorial national sud-africain de Longueval, dans le nord de la France. Sur cette terre chargée d’histoire, où en 1916 plus de 3 000 soldats sud-africains ont péri lors de la bataille de la Somme, le chef de l’État sud-africain a livré un hommage poignant, mêlé d’émotion et de vérité historique. Face aux autorités françaises, aux représentants militaires et à une foule recueillie, Cyril Ramaphosa a rappelé le courage de ces hommes, tout en dénonçant une mémoire incomplète.

Après avoir déposé une gerbe au monument aux morts du village, aux côtés du préfet de la Somme représentant le président français, la cérémonie s’est poursuivie au cœur du bois de Delville, surnommé le « bois du diable ». Là, entre les arbres témoins de l’une des batailles les plus meurtrières de la Première Guerre mondiale, le président sud-africain a pris la parole avec gravité. « Il n’y a rien de glorieux à la guerre », a-t-il déclaré d’entrée, avant de rendre hommage non seulement aux soldats tombés, mais aussi à ceux que l’histoire a longtemps laissés dans l’ombre.

Car derrière les noms gravés sur le mémorial, une réalité dérangeante subsiste : un seul soldat noir sud-africain y est officiellement reconnu, Beleza Myengwa, dont l’inhumation en 2014 avait été initiée par Cyril Ramaphosa lui-même, alors vice-président. Dans un discours fort, il a dénoncé l’effacement des milliers de Sud-Africains noirs engagés dans le conflit, relégués à des rôles subalternes en raison des politiques racistes de l’époque, sans droit de porter les armes.

« L’histoire de l’Afrique du Sud dans la Première Guerre mondiale ne peut se limiter aux combattants blancs », a-t-il insisté, appelant à une réhabilitation mémorielle juste et inclusive. À Longueval, entre recueillement et prise de conscience, habitants et membres de la diaspora sud-africaine ont assisté à une cérémonie empreinte de solennité. Tous s’accordent sur l’essentiel : se souvenir, c’est aussi réparer. Car au-delà des hommages, c’est une page d’histoire que Cyril Ramaphosa tente de réécrire, pour que plus jamais le silence n’efface ceux qui ont servi sans être reconnus.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN