Cuba dans les ténèbres : le naufrage électrique d’une nation.
Cuba dans les ténèbres : le naufrage électrique d’une nation.
Un documentaire de Agence Presse Audio
L’obscurité a dévoré l’île d’un seul coup. Le lundi 16 mars 2026, Cuba a basculé dans un black-out total, une « déconnexion complète » du réseau national qui a laissé 11 millions d’habitants dans un silence sidérant.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
17 Mars 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
L’obscurité a dévoré l’île d’un seul coup. Le lundi 16 mars 2026, Cuba a basculé dans un black-out total, une « déconnexion complète » du réseau national qui a laissé 11 millions d’habitants dans un silence sidérant. Ce n'est plus une simple coupure, c'est l'effondrement d'un système à bout de souffle.
À la tombée de la nuit, la capitale n'était plus qu'une silhouette de béton sous les étoiles. Seuls quelques îlots de lumière, alimentés par de poussifs générateurs, marquaient l'emplacement des hôpitaux prioritaires. Selon les derniers chiffres, à peine 5 % des Havanais soit 42 000 usagers avaient retrouvé un semblant d’électricité en soirée. Pour les autres, la réalité est celle d'une veillée forcée à la lueur des bougies.
Un réseau en ruines
Cette panne massive n'est que le symptôme terminal d'une agonie énergétique qui dure depuis des années. Entre des centrales thermiques obsolètes, datant de l'ère soviétique, et une maintenance devenue impossible faute de pièces, le réseau national cubain ressemble à un château de cartes. La cause immédiate reste floue, mais le diagnostic de fond est connu : l'asphyxie.
La double peine : chaleur et pénurie
Sous une chaleur tropicale écrasante, la vie quotidienne s'est arrêtée. Les familles, incapables de supporter l'étouffement des appartements sans ventilateurs, ont investi les trottoirs pour chercher un souffle d'air. À cette défaillance technique s'ajoute une crise d'approvisionnement critique. La chute drastique des importations de pétrole étranger a réduit la production nationale à une peau de chagrin, incapable de répondre à la demande minimale du pays.
Alors que les autorités tentent de stabiliser ce qui reste du réseau, l'incertitude plane sur le temps nécessaire à un rétablissement complet. Pour les Cubains, ce lundi noir restera le symbole d'une crise qui ne se contente plus de freiner le pays, mais qui l'éteint purement et simplement.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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