Diplomatie : le Sénat algérien suspend ses relations avec le Sénat français

Diplomatie : le Sénat algérien suspend ses relations avec le Sénat français

Diplomatie : le Sénat algérien suspend ses relations avec le Sénat français

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​​​​​​​Le Conseil de la nation, équivalent du Sénat en Algérie, a décidé de suspendre immédiatement ses relations avec la haute Chambre du parlement français

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03 Mars 2025


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Le Conseil de la nation, équivalent du Sénat en Algérie, a décidé de suspendre immédiatement ses relations avec la haute Chambre du parlement français, y compris le protocole de coopération parlementaire signé le 8 septembre 2015.

Cette décision annoncée le mercredi 26 février 2025, fait suite à une visite effectuée par le président du Sénat français, Gérard Larcher, les 24 et 25 février 2025, au Sahara occidental, un territoire que le Maroc considère comme ses provinces du sud et dont le statut reste contesté au niveau international.

Ce voyage du président du Sénat français dans cette région, jugé ‘’irresponsable, provocateur et ostentatoire’’ par les autorités algériennes a été perçu par ces dernières, comme un geste politique inacceptable qui nie les principes fondamentaux du droit international et l’autodétermination des peuples.

En effet, le Sahara occidental est revendiqué par le Front Polisario, un mouvement indépendantiste soutenu par l’Algérie, et son statut fait l’objet de discussions et de résolutions au sein des Nations unies, qui préconisent une solution pacifique et respectueuse des droits des Sahraouis.

Selon le Conseil de la nation, la visite de Gérard Larcher est un acte inacceptable qui méprise la légitimité internationale et s’oppose aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Cette mesure de suspension des relations entre les deux institutions, survient dans un contexte de tensions croissantes entre la France et l'Algérie. Récemment, un rapport du Sénat français a suggéré la dénonciation de l'accord de coopération migratoire de 1968 entre les deux pays, une proposition qualifiée de « provocation » par les sénateurs socialistes.

 

 

Texte : Mina Tiéporogadana DEMBELE

Récit : Massi de GANHOUE