Diplomatie : Trump esquisse un Conseil de paix mondial taillé sur mesure, défiant ouvertement l’ONU.
Diplomatie : Trump esquisse un Conseil de paix mondial taillé sur mesure, défiant ouvertement l’ONU.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le président américain Donald Trump ambitionne de lancer une nouvelle organisation internationale baptisée « Conseil de paix », qu’il entendrait présider lui-même et présenter comme une alternative directe aux Nations unies.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
20 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le président américain Donald Trump ambitionne de lancer une nouvelle organisation internationale baptisée « Conseil de paix », qu’il entendrait présider lui-même et présenter comme une alternative directe aux Nations unies. Selon une charte transmise à plusieurs États, et rendue publique le 19 janvier 2026, l’accès à un siège permanent serait conditionné à un versement supérieur à un milliard de dollars, une exigence sans précédent dans la diplomatie multilatérale.
Présenté initialement par la Maison Blanche comme un instrument d’accompagnement d’un plan de sortie de crise à Gaza, le projet apparaît bien plus vaste à la lecture du document. Le Conseil de paix se donnerait pour mission d’intervenir dans l’ensemble des conflits internationaux afin de rétablir la stabilité politique, reconstruire des institutions jugées légitimes et garantir une paix durable. La charte critique frontalement les mécanismes actuels de gouvernance mondiale, dénoncés pour leur inefficacité, et appelle à rompre avec des cadres jugés obsolètes.
Le rôle du président y est central. Donald Trump serait le premier à occuper cette fonction, doté de pouvoirs étendus. Il déciderait des invitations adressées aux chefs d’État, pourrait mettre fin à leur participation et disposerait d’un droit de regard final sur toutes les décisions, y compris celles adoptées à la majorité. Un mécanisme de veto collectif existe en théorie, mais il exige une majorité qualifiée des deux tiers des États membres ; ce qui rend toute contestation difficile. La charte prévoit également que le président puisse désigner librement son successeur, conférant à la fonction un caractère quasi permanent.
Les mandats des États membres seraient limités à trois ans, sauf pour les pays acceptant de verser plus d’un milliard de dollars dès la première année. Une clause qui alimente les critiques sur l’instauration d’une diplomatie à plusieurs vitesses, où l’influence dépendrait directement de la capacité financière. Aucune liste officielle des pays invités n’a été rendue publique, mais plusieurs capitales confirment avoir reçu une proposition. La Russie dit vouloir étudier le projet avant de se prononcer, tandis que le Maroc a annoncé son adhésion comme membre fondateur et son intention de ratifier la charte. La France a exprimé de fortes réserves, estimant que
ce dispositif remettrait en cause les principes fondamentaux du système onusien. Le Canada, ouvert aux discussions, a exclu de payer pour obtenir un siège. Selon la charte, l’organisation pourrait voir le jour rapidement puisqu’elle entrerait en vigueur dès la ratification par trois États. Une disposition qui, conjuguée à la concentration des pouvoirs entre les mains de son président, alimente les craintes de nombreux diplomates de voir émerger un instrument dominé par Washington, davantage tourné vers l’influence politique que vers un multilatéralisme équilibré.
Texte : La plume de la Bagoué
Récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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