ENVIRONNEMENT / SODEXAM : Mars 2026 s’annonce brûlant, la Côte d’Ivoire sous haute température.

ENVIRONNEMENT / SODEXAM : Mars 2026 s’annonce brûlant, la Côte d’Ivoire sous haute température.

ENVIRONNEMENT / SODEXAM : Mars 2026 s’annonce brûlant, la Côte d’Ivoire sous haute température.

Un documentaire de Agence Presse Audio


À quelques jours du mois de mars, traditionnellement considéré comme le plus chaud de l’année en Côte d’Ivoire, la Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (SODEXAM) a lancé une alerte sur sa page officielle Facebook, mardi 24 février 2026.

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26 Février 2026


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À quelques jours du mois de mars, traditionnellement considéré comme le plus chaud de l’année en Côte d’Ivoire, la Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (SODEXAM) a lancé une alerte sur sa page officielle Facebook, mardi 24 février 2026. Selon l’organisme météorologique national, la chaleur va progressivement s’installer et se faire ressentir avec davantage d’intensité sur l’ensemble du territoire. Une montée mercurielle qui devrait concerner aussi bien les zones côtières que l’intérieur du pays, avec des pics attendus en milieu de journée.

Un mois historiquement le plus chaud

Mars marque la transition vers la grande saison des pluies au sud, mais il reste dominé par une forte insolation, un ciel souvent dégagé et une atmosphère lourde. Les températures maximales peuvent dépasser les 35°C dans plusieurs localités, avec une sensation thermique encore plus élevée en raison du taux d’humidité. Les spécialistes rappellent que : L’exposition prolongée au soleil augmente les risques de déshydratation ; Les personnes âgées et les enfants sont particulièrement vulnérables ; Les travailleurs en extérieur doivent adapter leurs horaires ; Les jeûneurs (Ramadan et Carême) doivent redoubler de prudence. Dans un message teinté d’humour et de bienveillance, la SODEXAM a conseillé aux fidèles qui jeûnent de bien s’hydrater à l’aube : « À 4h, buvez l’eau comme si vous signez un contrat avec la chaleur ».

Vigilance sanitaire et gestes simples

Face à cette vague de chaleur annoncée, les recommandations sont claires : Boire abondamment de l’eau (hors période de jeûne) ; Éviter les sorties entre 11h et 16h ; Porter des vêtements légers et de couleur claire ; Privilégier les espaces ventilés ; Surveiller les signes de coup de chaleur (maux de tête, vertiges, fatigue intense). Les autorités appellent également à une attention particulière dans les établissements scolaires et sur les chantiers.

 Une chaleur accentuée par le changement climatique

Au-delà du phénomène saisonnier, les experts soulignent que l’intensification des épisodes de chaleur s’inscrit dans un contexte plus large de changement climatique. La déforestation massive, notamment en Afrique de l’Ouest, réduit la capacité naturelle des forêts à absorber le dioxyde de carbone. Parallèlement, l’augmentation des gaz à effet de serre issus des activités industrielles, des transports et de l’exploitation énergétique accentue le réchauffement global. La Côte d’Ivoire, fortement dépendante de ses ressources forestières et agricoles, subit de plein fouet : La baisse du couvert forestier ; La modification des cycles pluviométriques ; L’augmentation des températures moyennes. Cette combinaison crée un environnement plus vulnérable aux vagues de chaleur extrêmes.

Préserver aujourd’hui pour respirer demain

Le mois de mars sera chaud, c’est une réalité météorologique. Mais la fréquence et l’intensité croissantes de ces épisodes nous rappellent une urgence collective : protéger nos forêts, réduire notre empreinte carbone et adopter des pratiques plus durables. Car au-delà des thermomètres qui s’affolent, c’est l’équilibre climatique de toute une nation qui est en jeu. La chaleur de mars passera. Mais les conséquences de nos choix environnementaux, elles, peuvent durer des générations.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN