FAITS DIVERS / Incivisme en Côte d’Ivoire : Après une première mise en garde, Dame Gnahoré écope d’une sanction plus lourde.
FAITS DIVERS / Incivisme en Côte d’Ivoire : Après une première mise en garde, Dame Gnahoré écope d’une sanction plus lourde.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Cette fois, les autorités n’ont pas accordé de seconde chance. L’influenceuse ivoirienne Dame Gnahoré, déjà connue des services de la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une procédure après une récidive qui passe difficilement auprès des autorités.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
26 Juin 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Cette fois, les autorités n’ont pas accordé de seconde chance. L’influenceuse ivoirienne Dame Gnahoré, déjà connue des services de la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une procédure après une récidive qui passe difficilement auprès des autorités. Quelques mois plus tôt, une première vidéo devenue virale la montrait en train d’utiliser son téléphone au volant, un comportement à haut risque régulièrement dénoncé par les services de sécurité routière. Convoquée à l’époque par la DGTTC, elle avait bénéficié d’une mesure de clémence.
Malgré un constat préoccupant, un permis affichant un solde de points nul, les autorités avaient opté pour une approche pédagogique. Dame Gnahoré avait ainsi été orientée vers un stage de récupération de points auprès de l’Office de sécurité routière (OSER), avec l’espoir d’un changement de comportement. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Quelques semaines à peine après cet avertissement, une nouvelle vidéo a refait surface sur les réseaux sociaux. Les images, largement partagées, montreraient encore l’influenceuse dans une situation jugée incompatible avec les règles élémentaires de prudence au volant. Une récidive qui a rapidement enflammé la toile et suscité l’indignation de nombreux internautes.
Face à cette répétition des faits, la DGTTC a décidé de durcir le ton le jeudi 25 juin 2026. Désormais, l’affaire dépasse le simple cadre individuel pour devenir un véritable symbole de la lutte contre l’incivisme routier. Le message est sans ambiguïté : la notoriété, aussi grande soit-elle, ne confère aucun privilège face au Code de la route. Pour les autorités, il s’agit également de rappeler que les comportements distrayants au volant restent l’une des principales causes d’accidents graves.
Qui est Dame Gnahoré ?
Très suivie sur TikTok, Dame Gnahoré s’est imposée au fil des mois comme une figure montante du divertissement digital en Côte d’Ivoire. Connue pour ses vidéos spontanées, son style assumé et son ton parfois provocateur, elle cumule des milliers d’abonnés et génère régulièrement de fortes interactions. Entre vente en ligne, lifestyle, humour et tranches de vie, elle a su bâtir une communauté fidèle, particulièrement auprès des jeunes. Mais cette visibilité accrue l’expose également à une vigilance plus forte, chaque geste étant scruté et amplifié par les réseaux.
Une sanction à la hauteur de la récidive
Cette fois, les autorités n’ont pas fait dans la pédagogie. La sanction annoncée se veut plus lourde, proportionnelle à la gravité de la récidive et au précédent avertissement resté sans effet. Si les détails précis de la mesure n’ont pas encore été entièrement rendus publics, tout indique une volonté claire de marquer les esprits. À travers ce dossier, la DGTTC réaffirme une ligne de conduite désormais assumée : tolérance zéro face aux comportements dangereux répétés. L’objectif est double : sanctionner, mais surtout dissuader. Car au-delà du cas de Dame Gnahoré, c’est toute une génération d’usagers de la route, souvent influencée par les figures du numérique, que les autorités cherchent à sensibiliser. Une chose est sûre : à l’ère des réseaux sociaux, chaque faux pas peut coûter cher, et sur la route, une simple distraction peut avoir des conséquences bien plus graves qu’un bad buzz.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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