Guinée Conakry : fin de black-out sur les réseaux sociaux après quarante-huit heures de silence.
Guinée Conakry : fin de black-out sur les réseaux sociaux après quarante-huit heures de silence.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Les internautes guinéens respirent enfin. Depuis le vendredi 17 avril 2026, l’accès aux principales plateformes sociales a été rétabli sur l’ensemble du territoire, mettant fin à un mutisme numérique qui paralysait le pays depuis mercredi 15 avril.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
21 Avril 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Les internautes guinéens respirent enfin. Depuis le vendredi 17 avril 2026, l’accès aux principales plateformes sociales a été rétabli sur l’ensemble du territoire, mettant fin à un mutisme numérique qui paralysait le pays depuis mercredi 15 avril. Durant deux jours, Facebook, Messenger, YouTube et TikTok étaient devenus inaccessibles sans l’usage de tunnels sécurisés (VPN), plongeant les utilisateurs dans une déconnexion forcée.
Si le retour à la normale est effectif, le silence de l’État guinéen reste, lui, assourdissant. Aucune explication officielle n'a été fournie pour justifier ces perturbations. Toutefois, le spectre d'une censure préventive plane : les autorités avaient récemment multiplié les avertissements contre les contenus jugés « attentatoires à la cohésion sociale », un argumentaire souvent utilisé pour brider la contestation en ligne.
Le timing de cette coupure n'a rien d'anodin. La Guinée traverse une phase politique de haute tension à l'approche des élections législatives et municipales prévues pour la fin du mois de mai. Pour l'opposition et la société civile, ce coup de semonce numérique ressemble à un test grandeur nature avant les échéances électorales, visant à évaluer la capacité de contrôle de l'espace public virtuel.
Du côté des défenseurs des droits numériques et des associations de blogueurs, le soulagement est teinté d'une vive amertume. Si le rétablissement des flux permet aux citoyens de recouvrer leur liberté d'expression, l'inquiétude demeure quant à la fragilité de cet acquis.
Dans les cybercafés et sur les smartphones de Conakry, la méfiance a pris le pas sur la joie. Beaucoup craignent désormais que ce rétablissement ne soit que temporaire et que le bouton rouge ne soit à nouveau activé si la campagne électorale venait à s'enflammer. Pour l'heure, la Guinée est reconnectée au monde, mais le réseau reste sous haute surveillance.
Texte et récit : Silvère Bossiei



0 Commentaire(s)