L’Afrique du Sud clôture un Sommet du G20 marqué par la rupture et l’absence des États-Unis.
L’Afrique du Sud clôture un Sommet du G20 marqué par la rupture et l’absence des États-Unis.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a officiellement clôturé dimanche 23 novembre 2025, le Sommet du G20 ; un événement de grande envergure pour le continent, mais déroulé sur fond de tensions diplomatiques aiguës, notamment avec les États-Unis, grands absents de la rencontre.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
24 Novembre 2025
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a officiellement clôturé dimanche 23 novembre 2025, le Sommet du G20 ; un événement de grande envergure pour le continent, mais déroulé sur fond de tensions diplomatiques aiguës, notamment avec les États-Unis, grands absents de la rencontre. Dès l’ouverture des négociations samedi 22 novembre, l’Afrique du Sud a délibérément rompu avec la tradition en publiant la déclaration des dirigeants, d’ordinaire réservée à la fin des travaux. Cette initiative a immédiatement suscité l’opposition de Washington.
Les États-Unis ont vivement critiqué l’agenda thématique proposé par Pretoria, jugé trop axé sur le changement climatique et l'inégalité des richesses mondiales. Cette prise de position a mis en lumière la fracture entre l'hôte africain, qui cherche à placer les priorités du Sud global au centre des débats, et les puissances occidentales. L'Argentine a également exprimé son désaccord avec la déclaration, notamment après l'absence remarquée de son président, Javier Milei, un allié de l'ancien président américain Donald Trump. Dans son discours de clôture, le président Ramaphosa a insisté sur l'urgence des enjeux mondiaux.
On l’écoute
Le moment le plus symbolique du Sommet fut sans doute la cérémonie de passation des pouvoirs. Traditionnellement, le pays hôte remet un marteau au prochain président du G20. Cependant, en l'absence des États-Unis, le président sud-africain a été contraint de remettre le symbole à une chaise vide. Le boycott américain de la réunion de deux jours, réunissant les dirigeants des économies riches et émergentes à Johannesburg, est une conséquence directe de l'administration Trump. Celle-ci a justifié son absence en accusant l'Afrique du Sud de persécuter violemment sa minorité blanche afrikaner, une allégation fermement rejetée par Pretoria.
L'Afrique du Sud avait déjà prévenu qu'une cérémonie formelle de passation serait improbable, qualifiant d'« insulte » la décision des États-Unis de n'envoyer qu'un fonctionnaire diplomatique de leur ambassade pour les représenter. Les États-Unis prendront la présidence du G20 en 2026 et ont déjà annoncé que leur Sommet se tiendra sur le terrain de golf du président Donald Trump à Doral, en Floride, ajoutant une nouvelle touche de controverse à l'avenir de ce forum international.
Texte et voix : Sam Rivers



0 Commentaire(s)