Libye/ l’ONU fustige un « système d’exploitation » institutionnalisé.

Libye/ l’ONU fustige un « système d’exploitation » institutionnalisé.

Libye/ l’ONU fustige un « système d’exploitation » institutionnalisé.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le constat est sans appel. Dans un rapport accablant publié le mardi 17 février 2026, la Manul et le HCDH dénoncent l’enfer vécu par les migrants en Libye.

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18 Février 2026


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Le constat est sans appel. Dans un rapport accablant publié le mardi 17 février 2026, la Manul et le HCDH dénoncent l’enfer vécu par les migrants en Libye. Depuis plus d’une décennie, les agences onusiennes observent la normalisation d’un modèle d’abus systématiques, transformant le pays en un véritable piège pour les migrants.

Un cycle de violences sans fin

 L’enquête identifie quatre piliers de cette tragédie humaine : Interceptions illégales en mer suivies de renvois forcés. Détentions arbitraires et disparitions dans une quarantaine de centres, officiels ou clandestins. Violences sexuelles et sexistes généralisées.

Expulsions collectives bafouant le droit international.

Fin 2025, si 5 000 personnes étaient officiellement recensées dans les geôles du DCIM, les ONG estiment que le nombre réel de captifs est bien plus alarmant. Dans ce pays fragmenté depuis 2011, l’instabilité politique a laissé le champ libre aux réseaux de traite humaine.

L'urgence d'une rupture politique

Face à ce tableau noir, l’ONU exige des réformes juridiques immédiates pour protéger la dignité des rescapés. L'organisation interpelle également l'Union européenne, l'exhortant à suspendre tout soutien aux interceptions tant que les droits fondamentaux ne sont pas garantis sur le sol libyen. 

Le rappel des chiffres est glacial : avec plus de 33 348 morts ou disparus recensés entre 2014 et 2025, la route de la Méditerranée centrale demeure un cimetière à ciel ouvert, dont le bilan réel reste, selon les experts, largement sous- estimé.

 Texte et récit : Silvere Bossiei