Littérature / SILA 2026 : Maurice Bandama, la consécration d’un maître des lettres.
Littérature / SILA 2026 : Maurice Bandama, la consécration d’un maître des lettres.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le Salon international du livre d’Abidjan (SILA) a déployé ses fastes pour sa 16e édition, le mardi 28 avril 2026, au Parc des Expositions. Au-delà des stands, c’est une célébration de l’esprit qui s’est opérée, marquée par le sacre de SEM Maurice Kouakou Bandama.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
29 Avril 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
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Production
Agence Presse Audio
Le Salon international du livre d’Abidjan (SILA) a déployé ses fastes pour sa 16e édition, le mardi 28 avril 2026, au Parc des Expositions. Au-delà des stands, c’est une célébration de l’esprit qui s’est opérée, marquée par le sacre de SEM Maurice Kouakou Bandama. L’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France s’est vu décerner le prestigieux Grand Prix national de littérature Bernard B. Dadié pour son œuvre magistrale, « Sœurs esclaves ». Un ouvrage qui puise sa force dans les tréfonds d’un passé africain en général mais spécifiquement ivoirien, comme il le confie en revenant sur la genèse de ce récit.
Cette distinction salue une plume rigoureuse, capable de disséquer les traumas et les mémoires collectives avec une rare acuité à l’image des grands noms de la littérature comme Bernard Zadi Zaourou, Bernard Binlin Dadié de la Côte d’Ivoire, Toni Morrison des États-Unis ou encore Aimé Césaire de la Martinique. Face à un auditoire conquis, composé d’éminentes personnalités et d’amoureux des belles lettres, Maurice Bandama a su rappeler, avec une éloquence sobre, la nécessité de ce devoir de mémoire. Le lauréat retrace le fil conducteur de son écriture.
Pour le romancier, le livre demeure cet ancrage indispensable à la résilience d’une nation. Si cette édition, placée sous les auspices du Liban et de la ville de Bouaké, ambitionne de faire de l’écrit, le levier du développement, le couronnement de Maurice Bandama en constitue l’épine dorsale. En honorant ce parcours, le SILA 2026 ne célèbre pas seulement un auteur ; il magnifie le pouvoir transformateur de la littérature. Plus qu’une distinction, c’est un manifeste pour la liberté des imaginaires ivoiriens, confirmant que, malgré les turbulences du monde, l’écrivain demeure le veilleur infatigable de notre humanité commune.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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