Présidentielle en Ouganda : Museveni reconduit pour un septième mandat dans un climat de fortes tensions.
Présidentielle en Ouganda : Museveni reconduit pour un septième mandat dans un climat de fortes tensions.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le président ougandais Yoweri Museveni a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle, un résultat sans surprise après près de quarante ans au pouvoir.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
19 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le président ougandais Yoweri Museveni a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle, un résultat sans surprise après près de quarante ans au pouvoir. Âgé de 81 ans, il entame un septième mandat consécutif avec 71,65 % des suffrages, loin devant son principal rival Bobi Wine, crédité de 24,72 %, selon les résultats officiels annoncés samedi 17 janvier 2026. Cette victoire intervient dans un climat politique vivement contesté. Des observateurs africains et internationaux dénoncent un scrutin entaché d’intimidations et de répression, mettant en cause sa crédibilité.
L’opposition accuse le régime d’avoir mobilisé forces de sécurité et administration pour verrouiller le processus électoral. Ancien chanteur devenu figure centrale de l’opposition, Bobi Wine a rejeté les résultats avant même leur proclamation. Dans une vidéo diffusée sur le réseau social X, il a dénoncé des fraudes et appelé à la mobilisation. Son parti affirme que les forces de sécurité ont pris pour cible son domicile. L’opposant dit avoir échappé à une arrestation et assure que des membres de sa famille étaient confinés chez eux.
Autour de sa résidence, la situation restait confuse, marquée par des coupures d’électricité, une surveillance accrue et la présence d’individus non identifiés. À Kampala, un important dispositif policier a été déployé pour prévenir toute contestation, dans un contexte régional déjà tendu, notamment au Kenya et en Tanzanie. La police a nié toute entrave à la liberté de l’opposant, évoquant des mesures préventives destinées à éviter des violences. Sur le terrain, des habitants faisaient toutefois état d’un climat de peur lié au renforcement sécuritaire.
Les critiques internationales se sont multipliées. Les Nations unies ont estimé que le vote s’était déroulé dans une atmosphère de répression généralisée. L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, à la tête d’une mission d’observation électorale africaine, a dénoncé des informations faisant état d’arrestations, d’enlèvements et d’intimidations visant l’opposition, les médias et la société civile. Avant le scrutin, les autorités avaient en outre imposé une coupure nationale d’internet, toujours en vigueur lors de l’annonce des résultats, alimentant les inquiétudes sur l’état des libertés publiques en Ouganda.
Texte : La plume de la Bagoué
Récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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