Rupture diplomatique : La Somalie dénonce ses accords avec les Émirats arabes unis.
Rupture diplomatique : La Somalie dénonce ses accords avec les Émirats arabes unis.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le séisme diplomatique secoue la Corne de l’Afrique. Le lundi 12 janvier 2026, le gouvernement fédéral somalien a acté l’annulation brutale de l’ensemble de ses accords avec les Émirats arabes unis (EAU).
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
13 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le séisme diplomatique secoue la Corne de l’Afrique. Le lundi 12 janvier 2026, le gouvernement fédéral somalien a acté l’annulation brutale de l’ensemble de ses accords avec les Émirats arabes unis (EAU). Cette décision radicale, qui englobe les pactes de coopération en matière de sécurité et de défense, marque une rupture sans précédent entre Mogadiscio et Abou Dhabi, sur fond de crise de souveraineté nationale.
L’élément déclencheur de ce divorce est la reconnaissance officielle de l’indépendance du Somaliland par Israël, survenue le 26 décembre 2025. Mogadiscio qui revendique la pleine autorité sur ce territoire séparatiste autoproclamé en 1991, y voit une ingérence intolérable. Le silence des Émirats face à cette annonce contrairement à la condamnation ferme de Riyad a alimenté les soupçons de soutien tacite d’Abou Dhabi à cette initiative israélienne. Le gouvernement de Hassan Sheikh Mohamud invoque des « preuves convaincantes d’actions hostiles » portant atteinte à l’unité territoriale.
Dans le viseur de la présidence : la gestion émiratie des ports stratégiques de Berbera, Bosaso et Kismayo. Plus grave encore, Abou Dhabi est soupçonné d’avoir facilité la fuite d’un chef rebelle yéménite via les infrastructures somaliennes, déclenchant une enquête sur l’usage non autorisé de l’espace aérien national. En annulant tous les accords liant les administrations régionales aux EAU, Mogadiscio tente de reprendre la main sur un échiquier géopolitique morcelé. Le Somaliland, fort de sa stabilité et de sa position sur le détroit de Bab-el-Mandeb, reste le cœur du conflit.
Pour le président somalien, cette recomposition des alliances menace directement l’équilibre précaire d’une région déjà fragilisée par l’insurrection des shebabs. Tout en ordonnant au ministère des Affaires étrangères de notifier officiellement Abou Dhabi, la Somalie laisse la porte ouverte à une future coopération. Toutefois, Mogadiscio pose désormais une condition non négociable : le respect absolu de sa souveraineté et de son unité constitutionnelle face aux appétits des puissances régionales.
Texte et récit : Silvere Bossiei



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