Séisme géopolitique/ Donald Trump et la souveraineté : Du America First à la diplomatie du rapt au Venezuela.

Séisme géopolitique/ Donald Trump et la souveraineté : Du America First à la diplomatie du rapt au Venezuela.

Séisme géopolitique/ Donald Trump et la souveraineté : Du America First à la diplomatie du rapt au Venezuela.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le monde s’est réveillé ce week-end sous le choc d’une nouvelle sans précédent dans l’histoire moderne : l’arrestation, sur son propre sol, d’un chef d’État souverain en exercice par une puissance étrangère. Nicolas Maduro, président du Venezuela, est désormais détenu à New York.

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05 Janvier 2026


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Le monde s’est réveillé ce week-end sous le choc d’une nouvelle sans précédent dans l’histoire moderne : l’arrestation, sur son propre sol, d’un chef d’État souverain en exercice par une puissance étrangère. Nicolas Maduro, président du Venezuela, est désormais détenu à New York. Les faits : Une opération éclair nommée Absolute Resolve Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2026, les forces spéciales américaines (Delta Force) ont lancé une offensive de grande envergure sur Caracas. Entre 2h00 et 3h15 du matin, des frappes ciblées ont neutralisé les défenses antiaériennes vénézuéliennes et des sites stratégiques comme le port de La Guaira.

Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été capturés dans leur résidence et immédiatement exfiltrés par avion militaire. Donald Trump, s'exprimant depuis Mar-a-Lago, a confirmé l'opération samedi matin, affirmant que les États-Unis allaient « diriger » la transition dans le pays. Maduro a été transféré à New York où il fait face à des chefs d'inculpation de narcoterrorisme et de trafic de drogue datant de 2020.

Cette opération marque une rupture radicale avec le droit international classique (Charte de l'ONU), qui consacre l'immunité des chefs d'État. Pour l'administration Trump, la souveraineté de Maduro était caduque car son gouvernement était qualifié d'« organisation criminelle ». Pour ses détracteurs, c'est un acte de « piraterie d'État » qui crée un précédent où n'importe quel dirigeant pourrait être enlevé par une puissance supérieure.

Le concert des nations a réagi avec une rare intensité, reflétant les nouvelles lignes de faille géopolitiques : Moscou a condamné un acte « illégal » et une « agression flagrante ». Le Kremlin a exigé la libération immédiate du président « légalement élu » et dénonce une violation systématique de la souveraineté par Washington. De son côté Pékin a exprimé sa « vive préoccupation » et appelé au respect de la Charte des Nations Unies, soulignant que les affaires internes d'un pays ne doivent pas faire l'objet d'interventions militaires étrangères.

Pyongyang a quant à lui qualifié l'opération d’« acte de terrorisme d'État » et de preuve de la « nature impérialiste sauvage » des États-Unis, appelant à une solidarité renforcée contre l'hégémonisme américain. La réaction de l’Union européenne est plus nuancée. Si la cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a contesté la légitimité démocratique de Maduro, elle a toutefois appelé à la « retenue » et au respect strict du droit international, marquant une certaine distance avec la méthode employée par Washington.

Cette rupture brutale avec le droit international marque l'avènement d'une ère où la puissance militaire supplante la norme juridique. En normalisant la « diplomatie du rapt », les États-Unis ouvrent une boîte de Pandore où la souveraineté devient un concept à géométrie variable. Ce précédent historique, entre justice unilatérale et piraterie d'État, pourrait bien être le catalyseur d'un désordre mondial où la force devient l'unique boussole des relations entre les nations.

Texte et récit : Silvère Bossiei