SANTÉ / À Kigali, la Côte d’Ivoire déroule une stratégie ambitieuse pour sauver mères et enfants devant la Fondation Gates.
SANTÉ / À Kigali, la Côte d’Ivoire déroule une stratégie ambitieuse pour sauver mères et enfants devant la Fondation Gates.
Un documentaire de Agence Presse Audio
À Kigali au Rwanda, la diplomatie sanitaire ivoirienne a marqué les esprits. En marge de l’Africa CEO Forum qui s’est tenu du 14 au 15 mai 2026, le ministre du plan et du développement, Souleymane Diarrassouba, a défendu avec méthode et conviction, l’approche intégrée de la Côte d’Ivoire en matière de santé maternelle et infantile, lors d’une rencontre stratégique organisée par la Fondation Gates.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
19 Mai 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
À Kigali au Rwanda, la diplomatie sanitaire ivoirienne a marqué les esprits. En marge de l’Africa CEO Forum qui s’est tenu du 14 au 15 mai 2026, le ministre du plan et du développement, Souleymane Diarrassouba, a défendu avec méthode et conviction, l’approche intégrée de la Côte d’Ivoire en matière de santé maternelle et infantile, lors d’une rencontre stratégique organisée par la Fondation Gates. Face à un parterre de décideurs influents, dont le ministre rwandais de la santé Dr.
Sabin Nsanzimana et l’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD) Donald Kaberuka, la délégation ivoirienne n’est pas venue faire de la figuration. Elle a exposé une vision structurée, adossée au Plan national de développement sanitaire 2026-2030, où la santé ne se limite plus aux hôpitaux, mais s’inscrit dans une logique systémique : accès à l’eau potable, nutrition, éducation des jeunes filles, protection sociale et transformation numérique. Le ton est clair : la santé maternelle est un indicateur de développement global.
Et pour la Côte d’Ivoire, il est temps de changer d’échelle. Le pays prévoit ainsi la construction de 1 200 établissements de santé de premier contact et 10 hôpitaux généraux, un maillage territorial ambitieux destiné à rapprocher les soins des populations. Mais derrière les infrastructures, c’est toute une architecture de réformes qui est mise en avant. La création du Conseil national pour l’alimentation et la nutrition en 2025, l’extension du financement basé sur la performance à l’ensemble des 113 districts sanitaires depuis 2022, ou encore le déploiement des Pôles régionaux d’excellence santé depuis 2023, témoignent d’une volonté de renforcer l’efficacité, la qualité et la coordination du système.
Aux côtés de Amany Asfour présidente de l'Africa business council, Louise Rials conseillère générale aux affaires publiques du Groupe Danone, et Pita Midred vice-présidente chargée de la soutenabilité des affaires publiques, le ministre ivoirien a également lancé un message à l’endroit du secteur privé : les opportunités sont réelles, notamment dans la digitalisation des services de santé, la logistique médicale, l’assurance santé et la production locale de médicaments et intrants essentiels.
Dans les couloirs du "Kigali Convention Centre", où plus de 2 800 décideurs ont convergé, un constat s’impose : la bataille pour la santé en Afrique se jouera autant sur la gouvernance, la fiabilité des données que sur les investissements. En prenant la parole à Kigali, la Côte d’Ivoire n’a pas seulement présenté un plan. Elle a envoyé un signal : celui d’un pays qui entend transformer ses engagements en résultats mesurables. Car derrière les chiffres et les stratégies, il y a une urgence silencieuse, celle de vies à sauver, dès aujourd’hui, et pour les générations à venir.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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