SANTÉ / Ebola : Washington ferme ses portes à certains voyageurs d’Afrique centrale après un cas américain.

SANTÉ / Ebola : Washington ferme ses portes à certains voyageurs d’Afrique centrale après un cas américain.

SANTÉ / Ebola : Washington ferme ses portes à certains voyageurs d’Afrique centrale après un cas américain.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Les États-Unis haussent le ton face à la menace Ebola. Lundi 18 mai 2026, les autorités sanitaires américaines ont annoncé un durcissement immédiat des conditions d’entrée sur leur territoire, après la contamination d’un ressortissant américain en République démocratique du Congo (RDC).

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19 Mai 2026


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Les États-Unis haussent le ton face à la menace Ebola. Lundi 18 mai 2026, les autorités sanitaires américaines ont annoncé un durcissement immédiat des conditions d’entrée sur leur territoire, après la contamination d’un ressortissant américain en République démocratique du Congo (RDC). Une décision forte, qui ravive le spectre des grandes crises sanitaires mondiales. 

Au cœur de cette alerte : un médecin américain de l’organisation humanitaire chrétienne Serge, en mission depuis trois ans à l’hôpital de Nyankunde, à 45 kilomètres au sud-ouest de Bunia. Selon des informations, il aurait contracté le virus en soignant des patients infectés. Testé positif il y a deux jours, il doit être transféré vers un hôpital militaire américain en Allemagne, spécialisé dans les maladies hautement contagieuses.

Dans la foulée, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont pris une mesure radicale : interdire l’entrée sur le territoire américain à tout ressortissant étranger ayant séjourné au cours des 21 derniers jours en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud. En parallèle, Washington restreint également l’octroi de visas dans les pays concernés, une décision déjà appliquée à l’ambassade américaine de Kampala, la capitale ougandaise. L’inquiétude ne s’arrête pas là. L’épouse du médecin contaminé ainsi qu’un proche, tous deux américains, ont été placés en quarantaine, bien qu’asymptomatiques. Six autres personnes, dont la nationalité n’a pas été précisée, devraient-elles aussi être évacuées vers l’Allemagne. 

Une opération qui rappelle les précédents de 2014, lorsque des militaires américains suspectés d’exposition au virus Ebola avaient été isolés sur la base de Baumholder, avant d’être transférés vers l’hôpital militaire de Landstuhl. Malgré ces mesures strictes, les autorités américaines tentent de rassurer : le risque immédiat pour la population reste faible. Mais sur le terrain africain, la situation est bien plus préoccupante. Selon le ministre de la Santé de la RDC, Samuel Roger Kamba, la recrudescence actuelle aurait déjà causé 91 décès, avec environ 350 cas suspects recensés, principalement chez des adultes âgés de 20 à 39 ans.

Classée urgence sanitaire internationale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette nouvelle flambée d’Ebola inquiète d’autant plus qu’elle concerne une souche pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. Dans un monde encore marqué par les séquelles des pandémies récentes, cette décision américaine sonne comme un rappel brutal : face aux virus, les frontières se ferment vite, mais la vigilance, elle, ne doit jamais faiblir.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN